Le coût de l’apprentissage atteint désormais près de 23 milliards d’euros de dépense publique. C’est ce que révèle le rapport de l’inspecteur général des finances Jean-Claude Boquet. Face à ce chiffre, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) tire la sonnette d’alarme : les aides ne vont pas assez aux entreprises qui en ont réellement besoin.
Un dispositif trop large, un effet d’aubaine installé
Depuis plusieurs années, le SDI alerte sur le même problème. Les aides à l’apprentissage sont accordées indistinctement à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Les grandes entreprises en bénéficient autant que les plus petites. Or elles disposent déjà de services RH structurés et de capacités d’investissement importantes pour recruter et former des apprentis.
Pour Marc Sanchez, secrétaire général du SDI : « Lorsque la dépense publique atteint 23 milliards d’euros, il est légitime de se demander si les aides profitent réellement aux entreprises qui en ont le plus besoin. »
Les TPE, premières concernées mais les moins aidées
Les TPE constituent pourtant le premier vivier d’apprentissage dans les métiers de proximité. Artisanat, commerce de proximité, métiers techniques et manuels : ce sont elles qui transmettent les savoir-faire au quotidien.
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Mais pour ces petites structures, deux freins persistent. Le coût d’abord, la complexité administrative ensuite. Des obstacles que les grandes entreprises n’ont pas à surmonter.
Trois propositions concrètes
Dans un contexte de finances publiques contraintes, le SDI appelle à une réorientation du dispositif. Ses demandes sont précises : maintenir les aides à l’apprentissage prioritairement pour les entreprises de moins de 20 salariés, recentrer sur les formations initiales et les niveaux de qualification les plus déterminants pour l’emploi, et simplifier les démarches administratives pour les petites entreprises.
L’objectif est double. Être plus efficace économiquement et être plus juste socialement. Pour le SDI, l’apprentissage doit redevenir un outil prioritaire de transmission des savoir-faire dans les très petites entreprises.
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