Une confiance en déclin
Présenté lors de la quatrième édition de l’Operating Partners Day, organisée le 30 juin à Paris, le Baromètre de confiance 2026 dresse le portrait d’un écosystème sous tension.
Réalisée en avril et mai 2026 auprès de dirigeants, investisseurs, fonds de private equity, family offices, avocats d’affaires et conseils, l’étude affiche un indice de confiance de 4,47 sur 10. Un niveau inférieur à la moyenne, qui traduit les inquiétudes liées au contexte politique, aux tensions sur les trésoreries et aux défis technologiques.
Deux visions s’opposent
Le baromètre met en évidence un marché qui est en opposition ces dernière années. Près de 47,4 % des répondants restent sur leurs gardes. Leur priorité est de préserver les liquidités, les marges et la trésorerie.
Au contraire, 50 % misent sur une transformation de leur modèle économique. L’intégration de l’intelligence artificielle apparaît comme un plus, elle est essentielle pour gagner rapidement en productivité et renforcer la compétitivité.
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Les dirigeants privilégient les gains immédiats
Les chefs d’entreprise arbitrent en faveur du court terme. Ainsi, 57,6 % déclarent geler les investissements lourds liés à la transformation, notamment dans le numérique, l’énergie ou la décarbonation. En parallèle, 66,7 % placent l’intégration opérationnelle de l’intelligence artificielle parmi leurs priorités afin d’obtenir des résultats rapides.
L’objectif est clair : protéger la rentabilité tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.
Le private equity se concentre sur les participations existantes
Les investisseurs font également preuve de prudence. Selon l’étude, 71,1 % des acteurs du private equity privilégient le soutien aux entreprises déjà présentes dans leur portefeuille. Seuls 28,9 % envisagent de nouveaux investissements.
La priorité est donnée à l’amélioration des performances opérationnelles, à la restauration des marges et à la maîtrise des coûts, dans un contexte où les investisseurs institutionnels restent particulièrement attentifs à la génération de cash.
Des négociations plus exigeantes dans les fusions-acquisitions
Le marché des fusions-acquisitions reflète lui aussi cette montée des incertitudes. Les acquéreurs dominent désormais 71,4 % des opérations. Les conditions contractuelles se durcissent également, avec une progression des clauses d’earn-out et des garanties de passif dans 84,2 % des transactions.
Les acheteurs cherchent avant tout à limiter les risques.
Les operating partners en première ligne
Face à ces défis, les operating partners voient leur rôle se renforcer. Leur mission dépasse désormais l’accompagnement stratégique. Ils interviennent sur des enjeux très opérationnels : optimisation de la trésorerie, restauration des marges, intégration de l’intelligence artificielle, restructuration et accompagnement des opérations de croissance externe.
Le Baromètre de confiance 2026 souligne ainsi une évolution majeure. Dans un environnement instable, les entreprises attendent moins des prévisions que des décisions concrètes. La capacité à agir rapidement apparaît désormais comme le principal facteur de résilience.
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