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Menacé par la DZ Mafia, le maire d’Alès exfiltré de son domicile

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Le maire LR d'Alès, Christophe Rivenq, a été exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet 2026, après un signalement faisant état d'une possible voiture piégée. Déjà placé sous protection policière après plusieurs menaces de mort attribuées à la DZ Mafia, l'élu est devenu le symbole d'une pression grandissante exercée par le narcotrafic sur les élus locaux.

Menacé par la DZ Mafia, le maire d’Alès exfiltré de son domicile

Une menace prise au plus haut niveau

Lundi soir, le Raid est intervenu au domicile de Christophe Rivenq pour l’exfiltrer en urgence, après la découverte d’un véhicule suspect stationné à proximité de son habitation, a rapporté le Parisien le 21 juillet au matin. Quelques jours plus tôt, le maire d’Alès avait reçu une lettre contenant deux balles, signée de la DZ Mafia. Une enquête pour menaces de mort et intimidation a été ouverte et confiée au commissariat d’Alès, en co-saisine avec la division de lutte contre la criminalité de Nîmes, d’après le parquet d’Alès.

L’affaire est désormais suivie par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a évoqué « un projet d’action violente » pouvant être en préparation contre l’élu. « On ne se laissera pas intimider », a-t-il assuré, affirmant que cette affaire « n’entache en rien la détermination » de l’État dans la lutte contre le narcotrafic.

Entre peur et solidarité

Autour du domicile du maire, le climat est marqué par la prudence, comme le rapportent les journalistes de ICI Gard Lozère. Entre les refus de témoigner, les regards fuyants ou les rideaux tirés, sur place, l’atmosphère est à l’omerta. Plusieurs habitants disent craindre des représailles, peu rassurés par la présence renforcée de CRS depuis plusieurs jours dans le quartier.

Dans un bar des environs, un client résume l’atmosphère qui règne à Alès. « Je n’ai rien vu, rien entendu », a-t-il confié à ICI Gard Lozère, avant d’ajouter que « tout le monde a peur ». Malgré ce silence, plusieurs riverains ont tenu à exprimer leur soutien à Christophe Rivenq, qui avait lui-même affirmé vouloir « rester debout » après les premières menaces.

Des maires en « danger extrême »

L’exfiltration du maire a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique. Laurent Nuñez d’abord, qui a martelé, après la saisine du Pnaco, que « toute la lumière sera faite ». De Marine Le Pen à Raphaël Glucksmann, en passant par Bruno Retailleau ou David Lisnard, élus de droite comme de gauche ont affiché leur soutien à Christophe Rivenq. Le président de l’Association des maires de France, David Lisnard, a notamment estimé que « le combat contre le narcotrafic est une priorité absolue », déplorant que des « maires [soient] en première ligne, voire en danger extrême ».

Dans une vidéo diffusée mercredi, des individus se présentant comme membres de la DZ Mafia ont nié toute implication dans les menaces visant l’édile. Cette séquence, que le Pnaco n’a pas authentifiée à ce stade, est néanmoins jugée « crédible » par une source proche du dossier interrogée par BFMTV. L’enquête devra désormais établir l’origine de ces intimidations qui placent le maire d’Alès sous une protection renforcée.