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Ce qui change au 1er août 2026 : Livret A, électricité, ARS et démarchage téléphonique

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Le mois d’août 2026 modifie plusieurs paramètres du budget des ménages. Le taux du Livret A remonte à 1,7 %, tandis que les tarifs réglementés de l’électricité augmentent en moyenne de 2,5 %. L’allocation de rentrée scolaire sera versée au cours du mois et les règles du démarchage téléphonique changeront le 11 août.

Ce qui change au 1er août 2026 : Livret A, électricité, ARS et démarchage téléphonique

Les changements attendus en août 2026 ne prendront pas tous effet à la même date.

Dès le samedi 1er août, les taux de plusieurs produits d’épargne réglementée seront révisés et les tarifs réglementés de vente de l’électricité augmenteront. L’étiquetage de certains contenus générés par intelligence artificielle doit s’appliquer à partir du 2 août.

Les premiers versements de l’allocation de rentrée scolaire interviendront le 4 août dans certains territoires, puis le 18 août en métropole et dans plusieurs départements ultramarins.

Le démarchage téléphonique sans consentement préalable doit, pour sa part, devenir interdit par principe à compter du 11 août.

Ces mesures produisent des effets différents selon le type de contrat d’énergie, les revenus, la composition familiale ou les déplacements professionnels.

Le taux du Livret A passe de 1,5 % à 1,7 %

À partir du 1er août 2026, le taux de rémunération du Livret A passera de 1,5 % à 1,7 %.

La revalorisation sera automatique. Les détenteurs d’un Livret A n’auront aucune démarche à effectuer auprès de leur banque.

Le Livret de développement durable et solidaire, dont la rémunération suit celle du Livret A, passera également à 1,7 %. Les plafonds de versement resteront fixés à 22 950 euros pour le Livret A et à 12 000 euros pour le LDDS.

Les nouveaux taux doivent rester applicables jusqu’à la fin du mois de janvier 2027.

Le taux du Livret A avait atteint 3 % en 2023. À la fin du mois de mai 2026, les quelque 58 millions de Livrets A ouverts représentaient un encours total de 444,6 milliards d’euros, selon les données citées par Le HuffPost.

La hausse de 0,2 point améliore légèrement la rémunération de l’épargne disponible. Elle ne modifie ni le plafond du livret ni ses règles de fonctionnement.

Le LDDS suit la même évolution

Le taux du LDDS est aligné sur celui du Livret A. Il passera donc lui aussi de 1,5 % à 1,7 % le 1er août.

Ce produit sert notamment à collecter une épargne disponible et exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Les sources consultées n’annoncent aucune modification de son plafond, maintenu à 12 000 euros.

Le taux du LEP reste maintenu à 2,5 %

Le Livret d’épargne populaire ne suivra pas la hausse du Livret A.

Son taux restera fixé à 2,5 % à compter du 1er août 2026. Il demeure donc supérieur de 0,8 point à celui du Livret A et du LDDS.

Le LEP est réservé aux personnes respectant certaines conditions de revenus.

Selon DémarchesAdministratives.fr, l’application de la formule habituelle aurait conduit à un taux de 2,2 %. Le gouverneur de la Banque de France a toutefois recommandé son maintien à 2,5 %.

Le site indique que plus de 12 millions de personnes détiennent actuellement un LEP, contre environ 7 millions en 2020.

Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent de 2,5 %

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité augmenteront en moyenne de 2,5 % TTC le 1er août.

Cette évolution concerne notamment les particuliers titulaires du tarif bleu d’EDF ainsi que les contrats indexés sur les tarifs réglementés.

Selon les données de la Commission de régulation de l’énergie reprises par Le HuffPost, la hausse devrait représenter environ 26 euros TTC supplémentaires par an en moyenne. Elle concernerait environ 19,37 millions de foyers en France métropolitaine continentale.

Cette moyenne ne correspond pas nécessairement à l’augmentation supportée par chaque ménage. L’effet réel dépendra du niveau de consommation, de la puissance souscrite et de l’option tarifaire.

Les offres de marché ne sont pas toutes concernées de la même manière

Les consommateurs disposant d’une offre de marché à prix fixe ne sont pas directement concernés pendant la période au cours de laquelle leur prix contractuel reste garanti.

Les offres indexées sur le tarif réglementé suivront en revanche son évolution.

DémarchesAdministratives.fr attribue notamment cette hausse à la révision du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité et à l’intégration d’un nouveau mécanisme de capacité destiné à contribuer à la sécurité d’approvisionnement pendant l’hiver.

Les ménages doivent donc vérifier la nature de leur contrat avant d’appliquer mécaniquement la hausse moyenne de 2,5 % à leur propre facture.

L’allocation de rentrée scolaire versée les 4 et 18 août

L’allocation de rentrée scolaire sera versée au mois d’août à plus de trois millions de familles éligibles.

Le calendrier diffère selon le lieu de résidence :

  • le 4 août 2026 à La Réunion et à Mayotte ;
  • le 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique.

Le versement sera effectué par la Caisse d’allocations familiales ou par la Mutualité sociale agricole pour les personnes relevant du régime agricole.

L’aide concerne les familles ayant à charge des enfants scolarisés, apprentis ou accueillis dans un établissement spécialisé, sous réserve du respect des conditions de ressources.

Pour la rentrée 2026, les revenus pris en compte sont ceux de l’année 2024.

Les montants de l’ARS en 2026

Les montants indiqués pour la rentrée 2026 dépendent de l’âge de l’enfant au 31 décembre 2026 :

  • 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans ;
  • 450,41 euros pour un enfant de 11 à 14 ans ;
  • 466,02 euros pour un enfant de 15 à 18 ans.

Ces montants ont été revalorisés de 0,8 % au 1er avril 2026.

Pour les enfants âgés de 6 à 15 ans, le versement est généralement automatique lorsque la caisse dispose des informations nécessaires.

Pour les jeunes de 16 à 18 ans, les bénéficiaires doivent déclarer leur scolarité ou leur apprentissage dans leur espace personnel.

Le plafond de ressources indiqué pour une famille avec un enfant à charge est de 28 956 euros. Il augmente avec le nombre d’enfants et atteint 49 002 euros pour quatre enfants.

L’aide carburant pour les « grands rouleurs » prolongée jusqu’au 31 août

Le guichet permettant de demander l’aide au carburant destinée aux travailleurs effectuant de longs déplacements devait initialement fermer à la fin du mois de juillet.

Il restera finalement ouvert jusqu’au 31 août 2026.

L’aide représente 100 euros. Elle s’adresse aux personnes qui parcourent au moins 15 kilomètres pour un trajet simple entre leur domicile et leur travail ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle.

Le HuffPost indique que le dispositif pourrait concerner environ trois millions de personnes.

La prolongation porte sur la période pendant laquelle la demande peut être déposée. Elle ne signifie pas que chaque automobiliste ou chaque salarié utilisant son véhicule est automatiquement éligible.

Le démarchage téléphonique change de régime le 11 août

À compter du 11 août 2026, le démarchage téléphonique commercial sera interdit par principe lorsque le consommateur n’aura pas donné son consentement préalable.

Le système actuel repose principalement sur une possibilité d’opposition, notamment à travers Bloctel. Le nouveau dispositif inverse cette logique : l’entreprise devra pouvoir démontrer que la personne a accepté d’être contactée.

Le consentement devra être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable.

La demande devra mentionner l’identité du professionnel, la nature du démarchage et sa période de validité. Cette durée ne pourra pas dépasser un an à compter du recueil du consentement.

Une case précochée ou une mention déjà rédigée dans un document ne suffira pas. Le consentement ne pourra pas non plus être renouvelé tacitement.

Dans quels cas une entreprise pourra-t-elle encore appeler ?

DémarchesAdministratives.fr mentionne deux situations principales dans lesquelles une entreprise pourra encore contacter un consommateur :

  • le consommateur a donné son accord explicite ;
  • l’appel concerne un contrat déjà conclu avec cette entreprise.

Une exception est également annoncée pour la vente d’abonnements à des journaux, périodiques et magazines.

Cette exception concerne directement le secteur de la presse. Elle ne dispense toutefois pas les éditeurs et leurs prestataires du respect des autres règles encadrant la prospection, l’information du consommateur et l’utilisation de ses données.

Le nouveau dispositif remplacera Bloctel à compter du 11 août.

Des obligations de transparence pour certains contenus générés par l’IA

À partir du 2 août 2026, de nouvelles obligations européennes de transparence doivent s’appliquer à certains systèmes et contenus utilisant l’intelligence artificielle.

Les robots conversationnels, agents et assistants virtuels devront être présentés comme des systèmes utilisant l’IA lorsqu’ils interagissent avec le public.

Les fournisseurs devront également prévoir des moyens permettant d’identifier certains contenus générés ou manipulés artificiellement.

Les textes, images, vidéos ou sons professionnels présentant une apparence authentique alors qu’ils ont été générés ou modifiés par intelligence artificielle devront faire l’objet d’un signalement, selon les éléments repris par Le HuffPost.

Cette mesure entre en vigueur le 2 août, et non le 1er août.

Un mois d’août aux effets contradictoires sur le budget

Les changements d’août produisent des effets opposés.

La rémunération du Livret A et du LDDS progresse légèrement. Le LEP conserve un taux supérieur. L’allocation de rentrée scolaire apportera une aide aux familles éligibles avant la rentrée de septembre.

Dans le même temps, la hausse des tarifs réglementés de l’électricité pèsera sur les ménages concernés.

L’effet dépendra donc de la situation de chaque foyer : montant de l’épargne, type de contrat d’énergie, nombre d’enfants, revenus et distance entre le domicile et le lieu de travail.

Le passage au mois d’août ne constitue pas une modification unique du pouvoir d’achat, mais une addition de décisions distinctes dont les bénéficiaires et les coûts ne sont pas les mêmes.

Sources externes