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Prime d’activité 2027 : un gel envisagé, quelles conséquences pour les salariés et les entreprises ?

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La prime d’activité pourrait être gelée en 2027, selon les propos tenus le 24 septembre par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Aucun texte ne fixe encore cette mesure. Environ 4,62 millions de foyers percevaient cette aide au premier trimestre 2026, d’après la CAF. Si le barème ne suivait plus la hausse des prix, son pouvoir d’achat diminuerait. Pour les employeurs, cette incertitude peut aussi peser sur les discussions salariales.

Prime d’activité 2027 : un gel envisagé, quelles conséquences pour les salariés et les entreprises ?

Prime d’activité 2027 : ce que le ministre a annoncé

Le gel de la prime d’activité est une piste du budget 2027. Jean-Pierre Farandou l’a évoquée le 24 septembre 2026 lors d’une interview diffusée sur LCI. Le ministre du Travail a présenté la mesure comme une possibilité. À ce stade, le gouvernement n’a pas fixé ses modalités dans un texte adopté.

Il faut donc éviter une confusion : les versements de la CAF ne sont pas gelés aujourd’hui. Le débat porte sur une éventuelle absence de revalorisation en 2027. Le montant effectivement versé à un foyer pourrait toujours varier selon ses revenus ou sa situation familiale. De même, la date, l’ampleur et les conditions d’un éventuel gel restent à préciser.

La CAF rappelle qu’en 2026 la revalorisation annuelle atteint 0,8 %. Elle concerne tous les bénéficiaires. Une autre mesure prise cette année a aussi modifié le calcul de l’aide pour certains actifs. Ainsi, il serait inexact de présenter une hausse identique de 50 euros pour chaque foyer.

Combien de foyers seraient concernés ?

Dans sa note sur le premier trimestre 2026, la CAF estime à 4,62 millions le nombre moyen de foyers bénéficiaires. En comptant leurs proches, l’aide couvrait environ 8,89 millions de personnes. Ces chiffres concernent les allocataires de la CAF. La note précise que son champ représentait 97,2 % des bénéficiaires de tous les régimes en 2025.

Le versement moyen atteignait 183 euros par mois et par foyer au premier trimestre 2026. Ce chiffre précède la revalorisation d’avril. Il ne permet donc pas de calculer la perte que subirait chaque bénéficiaire en 2027. Les droits varient avec les revenus, la composition du foyer et les autres éléments pris en compte.

La même note chiffre à 2,54 milliards d’euros les droits versés par les CAF pour les trois premiers mois de 2026. Sur douze mois, d’avril 2025 à mars 2026, elle évalue ces dépenses à 10,34 milliards d’euros. Ces montants donnent l’échelle du dispositif. Ils ne constituent pas une estimation des économies qu’apporterait un gel en 2027.

Prime d’activité 2027 : quel effet aurait un gel ?

Si les prix augmentaient et que le barème restait identique, l’aide perdrait de sa valeur réelle. À titre d’exemple, avec une inflation hypothétique de 2 %, un montant de 200 euros non revalorisé représenterait environ 4 euros de pouvoir d’achat mensuel en moins au bout d’un an. Cet exemple illustre un mécanisme. Il ne prédit ni l’inflation de 2027 ni la situation d’un foyer précis.

Le montant reçu peut aussi monter ou baisser sans changement du barème. Une hausse de salaire, une variation du temps de travail ou un changement de foyer modifient le calcul. La prime complète les revenus modestes des salariés et des travailleurs indépendants. La CAF ou la MSA la calcule et la verse, selon le régime du bénéficiaire. L’employeur ne la verse pas sur la fiche de paie.

Pour un salarié, le bon réflexe consiste donc à distinguer son salaire net, ses droits à la prime et l’évolution des prix. Pour connaître sa situation, il peut consulter son espace CAF ou MSA et utiliser le simulateur officiel lorsque les règles de 2027 seront connues.

Ce que les dirigeants doivent anticiper

Un dirigeant ne peut pas présumer du droit individuel de ses salariés à cette aide. Le calcul dépend aussi de ressources et de données familiales qui ne relèvent pas de l’entreprise. En revanche, une décision sur la prime pourrait nourrir les demandes de hausse salariale dans les secteurs où les rémunérations sont modestes.

Le sujet appelle donc de la clarté dans les échanges. Une augmentation décidée par l’employeur et une aide publique ne répondent pas aux mêmes règles. Une entreprise peut expliquer sa politique salariale sans promettre qu’une hausse de salaire laissera inchangés les droits CAF. Business Times a déjà abordé l’importance d’expliquer les critères d’augmentation aux salariés.

Pour le budget 2027, les responsables RH peuvent suivre trois éléments : le texte finalement présenté, le vote du Parlement et les nouvelles règles de calcul publiées ensuite. Avant ces étapes, chiffrer une perte moyenne pour tous les bénéficiaires serait trompeur.

Ce qu’il faut surveiller

Le projet de budget dira si le gouvernement retient cette piste et quelles règles il souhaite modifier. Le Parlement pourra ensuite amender le texte. Enfin, les organismes payeurs devront expliquer son application concrète. À ce jour, la prime d’activité 2027 reste donc un sujet d’arbitrage budgétaire, pas une baisse déjà décidée des virements.