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Présidentielle 2027 : le patronat auditionnera les candidats le 8 mars

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Pour la présidentielle 2027, le patronat donne rendez-vous aux candidats le 8 mars au Grand Rex, à Paris. Le Medef, Les Entrepreneurs et l’U2P veulent comparer leurs programmes économiques. Ils examineront notamment les effets des propositions sur l’activité et l’emploi.

Présidentielle 2027 : le patronat auditionnera les candidats le 8 mars

Le communiqué du 5 novembre fixe l’audition au lundi 8 mars 2027. Elle aura lieu dans le 2ᵉ arrondissement de Paris. Toutefois, les trois organisations n’ont pas encore annoncé le format de la rencontre. On ignore donc si les candidats se succéderont ou débattront sur scène. Le communiqué ne donne pas non plus de liste de participants.

Présidentielle 2027 : trois organisations préparent l’audition

Patrick Martin représente le Medef. Amir Reza-Tofighi préside Les Entrepreneurs, l’ancienne CPME. Michel Picon dirige, quant à lui, l’Union des entreprises de proximité (U2P). La préparation associe donc les représentants des PME, des artisans et des commerces de proximité.

Les trois présidents ont aussi participé, le 5 novembre, à une table ronde du Sénat sur le budget 2027. Cette réunion portait sur le projet de budget. Au Grand Rex, en revanche, les échanges porteront sur les choix économiques du prochain quinquennat.

Le rendez-vous de mars fait également suite au débat économique organisé par le Medef à Roland-Garros en août. Les échanges avaient déjà montré des écarts sur les salaires, la dette et les cotisations. En mars, les candidats pourront donc préciser leurs mesures et dire quelles entreprises en bénéficieraient.

Fiscalité et cotisations : ce que les dirigeants veulent clarifier

Les organisateurs n’ont pas encore publié leurs questions. Toutefois, une consultation du Medef et d’OpinionWay donne un aperçu des attentes. Au total, 65 872 dirigeants y ont répondu. Parmi eux, 83 % citent la baisse des impôts et des charges parmi leurs priorités. De plus, 75 % souhaitent des règles et des démarches plus simples. Enfin, 74 % demandent des règles fiscales et sociales plus stables.

Pour une PME, l’effet d’une baisse de cotisations dépend d’abord des salaires concernés. Par exemple, un allègement autour du Smic peut réduire le coût d’une embauche en atelier. En revanche, il peut laisser de côté les techniciens dont le salaire dépasse le seuil prévu. Le montant annoncé au niveau national ne suffit donc pas pour établir un budget d’embauche. La PME doit aussi connaître le barème et la date d’application.

Le calendrier compte également pour les dépenses liées aux nouvelles règles. Le débat sur le gel de certaines obligations de facturation électronique pour les PME l’illustre. Tant que la date fait débat, une entreprise peut hésiter à engager certaines dépenses, comme l’achat d’un logiciel.

Le format de l’audition pèsera sur la comparaison des programmes

Si tous les candidats répondent aux mêmes questions, les dirigeants pourront comparer plus facilement leurs propositions. D’abord, quelles entreprises bénéficieraient de chaque mesure ? Ensuite, à quelle date entrerait-elle en vigueur ? Enfin, comment le candidat compte-t-il la financer ? Par exemple, une baisse de prélèvements peut aller de pair avec la suppression d’une aide. Pour une PME qui touche cette aide, le gain réel dépendrait alors des deux décisions. Reste à savoir si les organisateurs retiendront un format qui permet de comparer ces réponses.