La hausse du Smic pourrait intervenir un mois avant l’échéance habituelle du 1er janvier. Dans son entretien du 6 novembre sur TF1, le ministre du Travail s’est dit favorable à une application dès le 1er décembre 2026. Il souhaite aussi tenter de franchir le seuil de 1 500 € nets par mois. À ce stade, les employeurs ont toujours le même taux horaire brut à appliquer.
Hausse du Smic : 22,07 € nets séparent le montant actuel du seuil évoqué
Depuis le 1er juin, le Smic s’élève à 12,31 € brut de l’heure en France hors Mayotte. Pour un temps plein de 35 heures, cela représente 1 867,02 € brut par mois, soit un net mensuel estimé à 1 477,93 €. Il manque donc 22,07 € nets pour atteindre 1 500 €, soit environ 1,49 % de plus que l’estimation actuelle.
Cet écart donne un ordre de grandeur. Le montant légal se fixe en brut horaire et le net peut varier selon le bulletin de paie. De plus, l’écart de 1,49 % ne mesure pas le supplément qu’il faudrait ajouter à l’indexation. Pour le calculer, il faudrait d’abord connaître le montant de la revalorisation de référence.
Le 1er décembre et le coup de pouce sont deux décisions distinctes
La revalorisation annuelle intervient normalement le 1er janvier. Son calcul tient compte de l’inflation subie par les ménages les plus modestes et d’une partie du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés. En cours d’année, une hausse d’au moins 2 % de l’indice de référence depuis le dernier ajustement déclenche aussi une revalorisation. Ce mécanisme a conduit à la hausse de 2,41 % en juin.
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Le gouvernement discute ici d’une anticipation au 1er décembre, une possibilité évoquée fin octobre par Roland Lescure. Avancer la date ferait entrer la hausse plus tôt dans les bulletins. Un coup de pouce augmenterait le montant au-delà de la revalorisation de référence. Jean-Pierre Farandou a indiqué que cette seconde piste restait ouverte.
Ce que les PME devront regarder sur la paie de décembre
Si la hausse intervient en décembre, les salariés payés au minimum légal bénéficieront du nouveau taux dès son entrée en vigueur. Les employeurs devront aussi vérifier les premiers échelons de leur convention collective. Si un minimum de branche passe sous le Smic, l’entreprise doit respecter le plancher légal. Les rémunérations déjà supérieures à ce seuil ne progressent pas toutes automatiquement.
Par ailleurs, le gain net du salarié et le coût pour l’employeur répondent à des calculs différents. Le second dépend du salaire brut, des cotisations et des allègements applicables. Lors de la hausse de juin, le gel de certains allègements de cotisations a suscité des inquiétudes dans les services.
La prochaine étape est la conférence sociale du lundi 9 novembre à Matignon. Le gouvernement y réunira syndicats et organisations patronales après la mobilisation du 5 novembre. Le ministre cherche un compromis sur le Smic, les minima de branche et les négociations en entreprise. Pour la paie de décembre, deux éléments seront déterminants : le taux horaire brut publié et sa date d’application.
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