Une vague de mobilisations est attendue en France ce jeudi 6 novembre 2025. Les retraités, lassés de l’acharnement du gouvernement à leur encontre, ont décidé de battre le bitume. Avec pour objectif de faire valoir leurs droits. Des revendications légitimes, au vu des différentes mesures qui seront prises contre eux, si le budget 2026 passe à l’Assemblée nationale.
“TOUCHE PAS À MON FOND D’PENSION”
Cette phrase d’un acteur âgé, dans le film américain “Président par accident” qui sort en 2003, est un peu le résumé de cette matinée du 6 novembre 2025. En effet, aujourd’hui, aux alentours de 14h dans toute la France devant les sous-préfectures et préfectures, c’est des milliers de retraités qui s’apprêtent à manifester.
Les retraités en France, ils sont plus de 18 millions, soit 21,8% de la population. Alors quand cette catégorie sociale, qui avait, par ailleurs, voté massivement Emmanuel Macron en 2022 se lève, leurs voix comptent. Les branches retraités de la CGT, de la CFTC, ainsi que la FSU, relaient cet appel à protester. D’autres syndicats, comme la CFDT et FO, ne participeront pas à la mobilisation.
Les raisons d’une manifestation populaire
Les raisons sont assez simples : les retraités sont lassés. Dans un communiqué diffusé en amont de la mobilisation, les organisateurs dénoncent un « acharnement » contre les retraités, pointant entre autres le gel des pensions et du minimum vieillesse en 2026, la suppression de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités et le doublement des franchises médicales.
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En effet, le gouvernement Lecornu a déjà annoncé être prêt à renoncer au gel des pensions de retraite et des minima sociaux. Tout ceci dans une période d’incertitudes budgétaires ou l’Assemblée nationale discute toujours du budget 2026.
Des incertitudes planent également sur le financement de la suspension de la réforme des retraites. Celle-ci doit coûter au moins 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027. Les propositions gouvernementales d’une surtaxe sur les complémentaires santés et d’une sous-indexation des retraites font l’objet de rejets en commission.
À Paris, les manifestations doivent s’ébranler jusqu’au Sénat à 14h.
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