Deux décennies de tests sur la plus haute montagne du monde
Ces missions s’inscrivent dans un effort mené depuis 2009. L’année où DJI avait testé sur l’Everest un hélicoptère sans pilote équipé de son système de commande de vol interne XP3.1. En 2010, le système DJI Ace One franchissait la barre des 4 700 m. Le DJI Mavic 3 atteignait en 2022, le sommet et capturait les premières images aériennes du pic à 8 848,86 m. En 2024, le DJI FlyCart 30 réalisait les premiers tests mondiaux de livraison par drone sur la montagne, entre le camp de base et le camp 1.
« Notre équipe reste déterminée à rendre la plus haute montagne du monde plus sûre et plus propre pour les Sherpas et les alpinistes du monde entier », déclare Christina Zhang, porte-parole de DJI.
10 073 kg de fournitures et de déchets transportés par drone
DJI a testé, en partenariat avec l’entreprise népalaise Airlift, le FlyCart 100. Un drone de livraison à grande capacité pouvant transporter jusqu’à 100 kg au niveau de la mer. L’appareil a démontré sa capacité à transporter jusqu’à 47 kg à plus de 6 300 m d’altitude. Une prouesse fait dans des températures allant de -15° à 5°C.
Au total, 10 073 kg ont été transportés entre le camp de base et le camp 1. 7 215 kg de fournitures d’alpinisme (oxygène, cordes, échelles) et 2 858 kg de déchets évacués de la montagne. Un vol aller ne prend que huit minutes, contre six à huit heures de marche à pied pour les Sherpas. Un voyage dangereux car ils devaient traverser le dangereux Khumbu Icefall.
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Le dispositif s’inscrit dans l’objectif népalais de transporter environ 5 000 bouteilles d’oxygène par saison et d’évacuer environ 10 000 kg de déchets des camps les plus élevés. En moyenne, un alpiniste laisse 8 kg de déchets sur la montagne. Cette démarche rejoint la « Zero Waste Initiative 2027 » portée par la Nepal Mountain Association.
Une cartographie glaciaire au centimètre près
Durant la saison d’ascension du printemps 2026, le DJI Matrice 4E a cartographié plus de 3 km² du Khumbu Icefall avec une précision centimétrique. Des données prisent à 6 450 m d’altitude et par des températures inférieures à -20°C. La zone couverte, camp de base, icefall et secteur au-dessus du camp 1, a été traitée en seulement 3,5 heures. Le temps de l’étude habituelle est bien plus longue, c’est un véritable gain de temps.
Ces données servent désormais à la surveillance des dangers en temps réel. À une planification d’itinéraires plus sûrs et au soutien des opérations de recherche et sauvetage. Le drone peut localiser des personnes et détecter des mouvements sur le terrain enneigé.
« Ce que nous faisons au Népal est unique en raison du niveau de détail, de l’application opérationnelle et de l’accent mis sur la sécurité en temps réel pour l’alpinisme », souligne Raj Bikram Maharjan, CEO d’Airlift Technology, qui évoque l’un des premiers déploiements de ce type au monde à cette échelle.
Un drone eVTOL au service de la recherche climatique
Sur le versant nord, en Chine, le DJI EV50 a assuré pendant 12 jours le transport d’équipements de mesure de l’ozone conçus par la faculté des sciences de l’environnement de l’université de Pékin, avec 12 rotations depuis le camp de base dans la réserve naturelle nationale de l’Everest. Grâce à des trajectoires en spirale et en va-et-vient pour composer avec des vents complexes, le vol le plus réussi a atteint 8 861 m d’altitude, avec une montée continue maximale de 3 730 m, une première pour les chercheurs de l’université, qui utilisaient pour la première fois des drones pour observer la troposphère en haute altitude.
Une technologie au service de la sécurité et de la préservation
Cela va faire 20 ans que DJI passe à faire évoluer la technologie de leurs produits. Passant donc du drone caméra aux outils aujourd’hui utilisés en agriculture, dans les infrastructures et la sécurité publique. DJI affirme avoir porté sa technologie au sommet du monde non pour battre un record, mais pour protéger la montagne. L’entreprise entend poursuivre sa collaboration avec les partenaires locaux, les communautés de montagnards et les scientifiques. L’objectif ? Faire avancer la recherche, la durabilité et la sécurité en haute altitude.
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