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Swifly : la dictée vocale IA vise les usages en entreprise

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Swifly propose une dictée vocale IA qui transforme la parole en texte mis en forme dans les outils de travail. Développée en France, l’application annonce une formule gratuite et un abonnement Pro à 12 euros TTC par mois, facturé annuellement. Pour les entreprises, son intérêt dépendra du temps réellement gagné et des conditions de traitement des données.

Swifly : la dictée vocale IA vise les usages en entreprise

Dans son communiqué du 8 octobre 2026, Swifly présente une dictée vocale IA utilisable dans un e-mail, une messagerie ou une fiche CRM. Fondée par Baptiste Guyot, l’entreprise indique développer l’application en France et revendique plus de 1 000 utilisateurs. Ce volume annoncé ne renseigne pas sur le nombre de clients payants ou d’entreprises équipées.

Le logiciel fonctionne sur Mac, Windows et iPhone, selon l’éditeur. Sur ordinateur, un raccourci clavier active la dictée. Sur iPhone, elle passe par un clavier personnalisé. Une version Android est annoncée dans le communiqué, sans date précise.

Une dictée vocale IA qui reformule le message

Swifly associe reconnaissance vocale, correction et mise en forme. L’éditeur annonce la prise en charge de plus de 100 langues. Le logiciel doit retirer les hésitations, ajouter la ponctuation et tenir compte des corrections prononcées. Dans l’exemple fourni, « à 14 h… en fait à 15 h » devient « à 15 h ».

L’application adapte également le registre au contexte d’écriture. Quatre styles sont paramétrables, du formel à l’enthousiaste. Un dictionnaire personnel doit faciliter la reconnaissance des noms et du vocabulaire métier. Des raccourcis vocaux, appelés « Snippets », insèrent des réponses préenregistrées.

Pour une équipe commerciale, l’usage envisagé consiste notamment à dicter une note dans le CRM après un échange client. Mais la réécriture ajoute une étape de contrôle : un texte fluide doit encore conserver les montants, les dates et les engagements réellement formulés.

Le gain de temps reste à mesurer sur les tâches réelles

Swifly décrit un laboratoire interne chargé d’évaluer la reconnaissance vocale, notamment les erreurs sur les mots et la précision des noms propres. Le communiqué ne joint cependant aucun score, protocole détaillé ou résultat comparatif permettant de quantifier les performances.

Le bon indicateur professionnel sera le temps nécessaire pour obtenir un message validé, corrections comprises. Dicter rapidement présente peu d’intérêt si la relecture ou la rectification annule le bénéfice. Cette mesure rejoint les questions de coût et de valeur des logiciels d’IA en entreprise.

Une offre gratuite, puis un abonnement annuel

Les formules annoncées distinguent le volume de dictée et les fonctions destinées aux équipes.

FormuleTarif annoncéPrincipales conditions
BasicGratuit20 000 mots par mois, ou 2 000 avec le Mode Confidentialité ; dictionnaire et Snippets personnels
Pro12 € TTC par utilisateur et par mois, facturés annuellementDictée illimitée, modification à la voix, fonctions d’équipe ; essai de 14 jours avec moyen de paiement
EnterpriseSur devisAuthentification unique SSO/SAML, administration, tableaux de bord avancés et documents contractuels MSA/DPA

Source : communiqué Swifly du 8 octobre 2026.

Au tarif Pro annoncé, cinq utilisateurs représentent 720 euros TTC par an, hors éventuelles conditions commerciales particulières : 12 × 12 × 5. Le prix mensuel affiché correspond donc ici à une facturation annuelle. Le quota gratuit est, lui, divisé par dix lorsque le Mode Confidentialité est activé.

Développement français et traitement des données : deux sujets distincts

La dictée vocale IA repose sur un traitement dans le cloud et nécessite Internet. Le communiqué affirme exclure les données de l’entraînement des modèles. Toutefois, la politique de confidentialité de Swifly prévoit certains usages d’amélioration ou d’entraînement après consentement explicite. Cette possibilité mérite d’être distinguée du fonctionnement par défaut.

La politique précise aussi que l’historique des transcriptions est activé par défaut et peut être désactivé. Elle cite des prestataires, dont ElevenLabs, Deepgram et OpenAI, et prévoit des traitements possibles hors de l’Espace économique européen. Un développement en France ne garantit donc pas un traitement exclusivement français.

Le Mode Confidentialité décrit par le communiqué concerne la conservation des transcriptions ; il ne transforme pas le service en logiciel fonctionnant hors ligne. La CNIL recommande d’encadrer les usages de l’IA générative, notamment les informations fournies aux outils. Cette décision relève de la gouvernance des usages de l’IA en entreprise.

Pour un déploiement, les éléments décisifs seront les résultats sur des tâches représentatives et la clarification des paramètres de données applicables aux comptes professionnels.