Les entreprises se sentent de moins en moins accompagnées
Le rôle du cabinet comptable est de plus en plus remis en question. Selon l’étude de Staff & Go, plateforme française de gestion RH, c’est à raison. Seulement 21% des interrogés les considèrent comme des partenaires de confiance. Un chiffre si faible témoigne d’une perte de croissance qui s’explique particulièrement par l’aide apportée. Elle se rapporte surtout au niveau des chiffres mais très peu au niveau des conseils et des décisions stratégiques. 11% des sondés les considèrent comme indispensables sans pour autant comprendre ce qu’ils font.
Dans de telles conditions, il est pour les entreprises de plus en plus difficiles de confier des informations importantes aux cabinets comptables à cause de cette rupture de confiance. Cette étude met aussi beaucoup l’accent sur la priorité des cabinets qui est mise sur l’obtention de données chiffrées. Les entreprises attendent en plus de ça un véritable accompagnement et de l’anticipation des risques fiscaux, sociaux et juridiques.
« Cette enquête ne raconte pas la fin des cabinets comptables, mais la fin d’une relation fondée uniquement sur la conformité. Les professionnels interrogés attendent plus de réactivité, plus de conseil et plus de transparence, notamment sur l’usage de l’IA et des données sensibles. Pour les cabinets, l’enjeu n’est donc pas de résister à la transformation, mais de s’équiper pour redevenir des partenaires du quotidien, capables d’apporter de la sécurité, du temps et de la valeur. »
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Fouad Sevimli, cofondateur de Staff & Go
Un risque flagrant de rupture
Quitte à se mettre dans une situation délicate, les entreprises n’hésitent pas à envisager de changer de cabinet comptable. 54% des interrogés ont déjà réfléchi à cette possibilité tant la relation semble ne tenir qu’à un fil. Plusieurs raisons sont soulignées dans ce sondage et celles qui ressortent le plus sont le manque de réactivité (56%), de conseil (49%) encore la difficulté à les joindre (45%). Au regard d’une telle crise de confiance, il reste un élément qui intervient dans cette décision des entreprises qui est l’émergence de l’IA. 18% d’entre elles craignent que leurs données soient utilisées sans leur accord ou que l’IA soit mise en place sans consultation préalable. Elle n’est pourtant pas repoussée par ces derniers, ils exigent plutôt des résultats concrets vis à vis de son utilisation.
Des résultats qui permettent de donner des garanties fortes sur l’accord explicite, sur l’hébergement des données et sur la limitation des usages sensibles. Le revers de la médaille instaure le fait que l’IA est aussi utilisée du côté des entreprises. Elles comparent de plus en plus les résultats obtenus avec la technologie face à ceux des cabinets comptables. L’IA est utilisée comme un second avis par 18% des sondés.
En outre, si 63% des entreprises utilisent l’IA pour comprendre et recouper leur cabinet comptable c’est qu’il n’y’a plus vraiment de garanties en s’associant avec ces derniers. Au-delà d’une crainte de la surexploitation de l’IA, c’est une communication et un accompagnement constants qui sont réclamés par les entreprises.
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