Le ministère de l’écologie retrouve sa ministre
Dans la nuit du mardi 21 au 22 juillet, le Parlement a adopté la loi d’urgence agricole. Suite à cette décision permettant la dérogation de l’interdiction de l’usage de deux pesticides (l’acétamipride et le flupyradifurone), Monique Barbut avait affiché son désaccord sur la plateforme Linkedin et soumis sa démission dans le même temps.
« Quand je quitterai mes fonctions, il me restera la conviction que l’urgence écologique, elle, ne quittera pas notre pays. Les arbitrages politiques passent mais les conséquences de nos décisions, elles, demeurent. » communiqué de Monique Barbut sur Linkedin
Des paroles pleines de reconnaissance pour un poste qu’elle ne quittera finalement pas. Suite à des discussions avec le Président et le Premier ministre, cette dernière révèle qu’elle ne quittera pas ses fonctions.
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« Ma position reste exactement la même. Je suis en désaccord avec la façon, sur la forme comme sur le fond, dont la version finale du projet de loi agricole a été ficelée, en particulier sur l’acétamipride. Je reste totalement opposée à sa réintroduction. » confie t-elle aux Echos
Malgré son désaccord total avec la décision prise à l’Assemblée Nationale, elle renouvelle toutefois son intérêt à poursuivre cette lutte tout en respectant le choix démocratique émis.
Un retour accompagné de nouveaux repères
Cette attitude ambiguë ne l’a pas empêchée d’indiquer sur quelles bases s’organise son retour.
« La protection des captages de l’eau potable, qui fait partie des quelques dispositions intéressantes du projet de loi agricole, fera partie des premiers décrets pris après promulgation de la loi. Et nous aurons un débat sur l’élargissement des PFAS qui doivent être surveillés et réglementés. » promet la ministre
Monique Barbut ne souhaite pas que son retour au gouvernement ne s’accompagne pas d’engagement. En plus de la possibilité de se focaliser sur les sujets de la protection des captages d’eau potable ou sur le débat de l’élargissement des PFAS, cette dernière a aussi obtenu que le plan d’accélération de l’adaptation au changement climatique soit piloté par son ministère.
« Je resterai moi-même, on ne m’a pas demandé de changer la personne que je suis. » affirme Monique Barbut
La carrière en politique de Monique Barbut ne sera pas marquée par son intérêt pour la discipline.
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