La mobilisation autour des incendies de Gironde prend une nouvelle dimension.
Le Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires affirme avoir reçu plus de 7 000 candidatures en vingt-quatre heures après avoir lancé un appel national à la mobilisation, selon les informations publiées par 20 Minutes.
Cet afflux intervient alors que les équipes déployées depuis plusieurs jours doivent être relevées. Des sapeurs-pompiers venus d’autres départements continuent de rejoindre la Gironde pour maintenir le dispositif opérationnel.
Le chiffre de 7 000 candidatures traduit une volonté d’engagement. Il ne correspond toutefois pas au nombre de personnes immédiatement disponibles sur le terrain. Les informations publiées ne précisent pas encore combien de candidatures ont été validées, quels profils peuvent être mobilisés ni dans quels délais ils pourront intervenir.
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Une relève de 20 sapeurs-pompiers en route vers la Gironde
La lutte contre un incendie de cette ampleur exige une rotation régulière des équipes.
Une relève composée de 20 sapeurs-pompiers est partie pour la Gironde, rapporte Ouest-France. Elle doit prendre la suite d’autres personnels engagés sur les opérations de lutte contre les feux.
Ce départ illustre le fonctionnement des renforts interdépartementaux. Les sapeurs-pompiers mobilisés localement sont épaulés par des groupes constitués dans d’autres services départementaux d’incendie et de secours.
Les effectifs nouvellement arrivés ne remplacent pas l’ensemble des personnels présents. Ils participent à une organisation par rotations destinée à maintenir la capacité d’intervention tout en permettant aux premières équipes engagées de se reposer ou de rejoindre leur département.
Les sources fournies ne donnent pas le nombre total de sapeurs-pompiers actuellement déployés en Gironde ni le volume quotidien des relèves. Elles montrent néanmoins que le dispositif reste actif malgré la stabilisation du feu.
Les agriculteurs également intégrés au dispositif de soutien
Les renforts professionnels et volontaires ne constituent pas la seule forme de mobilisation.
Des agriculteurs ont proposé leurs tracteurs, leurs citernes et leur connaissance du terrain pour participer aux opérations. Le gouvernement a cependant demandé que ces initiatives soient coordonnées avec les services de secours.
Business Times avait détaillé le dispositif mis en place pour encadrer la mobilisation des agriculteurs en Gironde.
Les exploitants souhaitant apporter leur aide doivent se signaler auprès de la Chambre d’agriculture de la Gironde. Les informations sur les volontaires et les matériels disponibles sont ensuite centralisées avec la préfecture afin d’orienter les moyens vers les secteurs où ils peuvent être utiles.
Cette organisation vise à éviter que des initiatives isolées exposent les volontaires au feu ou gênent les mouvements des équipes de secours. Elle montre également que l’élan de solidarité doit être distingué de la capacité à intervenir dans un dispositif opérationnel dirigé par les autorités.
Le mégafeu reste stabilisé après une troisième nuit calme
Les conditions se sont améliorées sur le front principal.
Le feu qui a parcouru 42 000 hectares en Gironde était toujours stabilisé jeudi 30 juillet, après une troisième nuit qualifiée de calme. Les sapeurs-pompiers se disent « raisonnablement optimistes », tout en maintenant leur vigilance.
Le taux d’humidité dans l’air atteignait 80 % dans la matinée. La fin de la vigilance orange pour canicule et la possibilité de quelques averses ont également amélioré les conditions d’intervention.
Cette évolution ne signifie pas que l’incendie est éteint. Les opérations de noyage et de traitement des foyers résiduels se poursuivent afin d’éviter les reprises et de fixer définitivement le feu.
Le commandant Matthieu Jomain, officier de communication du service départemental d’incendie et de secours de la Gironde, rappelle que l’étendue de la zone brûlée impose de rester prudent. Un feu stabilisé ne progresse plus de manière significative, mais des foyers peuvent encore reprendre à l’intérieur du périmètre.
Plus de la moitié des personnes évacuées autorisées à rentrer
L’amélioration de la situation permet un retour progressif des habitants.
La préfecture a autorisé 84 000 personnes supplémentaires à regagner leur domicile jeudi. Cette mesure concerne neuf communes : Mios, Le Barp, Cestas, Saint-Jean-d’Illac, Martignas-sur-Jalle, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Salaunes et Sainte-Hélène.
La réouverture de l’autoroute A63 a également été annoncée à partir de 14 heures.
Deux jours auparavant, 57 000 habitants d’Eysines, de Mérignac et du Haillan avaient déjà été autorisés à rentrer chez eux.
Au total, plus de la moitié des 220 000 personnes évacuées depuis le début de l’incendie, le 22 juillet, ne sont plus concernées par les mesures d’éloignement. Ces retours restent liés à l’évolution du feu et aux décisions de la préfecture.
Environ 4 000 établissements ont pu rouvrir
La stabilisation du feu commence également à produire des effets sur l’activité économique locale.
Au plus fort des évacuations, 82 000 salariés ne pouvaient plus se rendre sur leur lieu de travail. Ce nombre est désormais ramené à 61 500, selon les chiffres communiqués par le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Environ un quart des salariés initialement empêchés de travailler ont donc pu reprendre leur activité.
Près de 4 000 établissements ont rouvert, sur les 23 000 entreprises ou sites qui avaient été fermés ou évacués. Les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et du camping ont notamment été affectés par les mesures de sécurité.
Le retour à l’activité reste partiel. Les informations publiées ne précisent pas la perte de chiffre d’affaires enregistrée par les entreprises, le nombre de salariés placés en activité partielle ni la durée pendant laquelle certains établissements resteront fermés.
Le gouvernement a annoncé que les entreprises touchées pourraient recourir au chômage partiel. Des reports d’échéances fiscales et sociales peuvent également être demandés auprès de l’administration fiscale et de l’Urssaf.
Le risque d’incendie reste élevé en France
Les améliorations constatées en Gironde ne signifient pas la fin de la crise.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, estime que le risque reste très important en raison de la sécheresse. Vingt-six départs de feu ont été enregistrés mercredi 29 juillet sur le territoire.
Depuis le début de la saison, 14 131 feux ont été recensés en France. La surface brûlée atteint 117 000 hectares.
Les incendies ne concernent plus uniquement le Sud-Ouest ou les départements méditerranéens. Le Nord-Ouest et l’Est de la France sont également exposés, selon les informations communiquées par le ministre.
Cette multiplication des départs de feu explique la nécessité de maintenir les équipes disponibles, d’organiser des relèves entre départements et de conserver des capacités d’intervention en dehors de la Gironde.
Les 7 000 candidatures doivent encore être transformées en capacités opérationnelles
L’appel du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires a suscité une réponse rapide.
Mais une candidature ne constitue pas encore un renfort opérationnel. Les informations disponibles ne précisent pas le profil des personnes ayant répondu, leur expérience, leur condition physique, leur disponibilité ou les missions auxquelles elles pourraient être affectées.
La mobilisation peut concerner plusieurs formes de soutien. Certaines personnes peuvent participer directement aux secours si elles disposent des qualifications requises. D’autres peuvent contribuer à la logistique, à l’accueil, au ravitaillement ou à l’accompagnement des équipes.
Le principal enjeu consiste désormais à déterminer quelle part de ces 7 000 candidatures pourra être intégrée dans un cadre sécurisé et coordonné.
La stabilisation du feu permet d’engager une nouvelle phase. Les pompiers doivent achever l’extinction des foyers, surveiller les zones brûlées et empêcher les reprises, tout en préparant leurs équipes à intervenir sur de nouveaux incendies.
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