Le 2e constructeur concerné en France
Plus de dix ans après le début du scandale avec Volkswagen, le calendrier s’accélère. Le constructeur français Renault sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie aggravée dans le cadre du vaste scandale du « Dieselgate », un procès lors duquel il promet de « défendre son honneur ».
La marque au losange est la deuxième à être renvoyée en procès en France après l’allemand Volkswagen. Le parquet de Paris a également demandé le renvoi de Peugeot-Citroën et Fiat Chrysler. Mais la décision finale sur un procès appartient au juge d’instruction.
Homologation frauduleuse ?
La marque au losange est suspectée d’avoir « spécialement calibré » des véhicules de normes Euro 5 et Euro 6 commercialisés entre 2009 et 2017. Le but : qu’ils respectent les paramètres réglementaires lors des tests d’homologation, mais pas en situation normale, d’après les réquisitions du parquet dont l’AFP a eu connaissance.
Cette potentielle tromperie est aggravée par le fait que ce calibrage a pu contribuer à la pollution atmosphérique aux oxydes d’azote, « favorisant notamment l’apparition chez l’homme de maladies respiratoires ». Le ministère public a fait état d’une « stratégie assumée d’optimisation », prise de manière « collégiale ».
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La réaction fut rapide : Renault a affirmé, dans un communiqué, qu’il défendrait « son innocence, le professionnalisme et l’éthique de ses 100 000 collaborateurs » devant la justice.
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