Le gouvernement prévoit de renforcer le parc de radars urbains. L’annexe au projet de loi de finances pour 2027 fixe une cible de 750 appareils à la fin de l’année. Ces boîtiers peuvent se fixer sur du mobilier urbain. Le document les destine au contrôle de la vitesse et du franchissement des feux rouges.
Radars urbains : 410 appareils d’écart entre deux objectifs
Pour fin 2026, l’annexe budgétaire précédente visait 340 radars urbains. La différence atteint donc 410 appareils. Ce calcul compare deux objectifs. Il ne donne ni le nombre d’appareils déjà en service ni celui des nouveaux emplacements. En effet, une partie du matériel remplacera des équipements anciens.
Par ailleurs, le projet de budget indique que les travaux se poursuivent sur d’autres formes de détection automatique. Il ne donne pas de date pour la verbalisation du téléphone tenu en main ou de la ceinture non bouclée par ces boîtiers. Le chiffre de 750 concerne donc les équipements visés. Il ne suffit pas à déterminer les fonctions que chaque appareil pourra utiliser. Leur mise en service dépendra des dispositifs autorisés.
Téléphone au volant : une sanction existe déjà
En France, tenir un téléphone en main en conduisant expose à une amende forfaitaire de 135 € et à un retrait de trois points. Depuis le 5 octobre 2026, le ministère de l’Intérieur a généralisé le recours à la suspension administrative du permis pour cette infraction seule. Si les forces de l’ordre constatent l’infraction, le préfet peut suspendre le permis jusqu’à six mois, au cas par cas.
À lire aussi
Par ailleurs, un agent habilité peut constater certaines infractions à distance à l’aide d’une caméra. Ce mode de contrôle, expliqué dans notre article sur la vidéo-verbalisation et les véhicules d’entreprise, repose sur l’observation des images par un agent. Pour une PME, la suspension du permis d’un salarié qui conduit pour son travail peut obliger à réorganiser une tournée ou une intervention.
Voitures-radars en France et dépassements interdits en Italie
Les voitures-radars françaises embarquent des appareils de mesure de la vitesse. L’annexe budgétaire en indique 300 et prévoit un parc de taille stable. Ainsi, la hausse visée pour les radars urbains ne se traduit pas par la même hausse des contrôles embarqués. Le modèle d’une voiture ne permet pas, à lui seul, de savoir si elle transporte un radar.
En Italie, un dispositif vise les dépassements interdits. Il s’agit d’un contrôle distinct de ceux prévus au budget français. Le ministère italien des Transports a étendu en décembre 2024 l’approbation du Sorpassometro à la version SV3. À Acquappesa, en Calabre, la commune a lancé un achat de panneaux annonçant son installation. Ce dossier relève du dispositif italien. Pour les radars urbains français, l’étape à suivre reste une annonce officielle précisant les fonctions autorisées et leur date de mise en service.
À lire également sur Business Times
- ActualitésRappel Volkswagen : 2,16 millions de véhicules visés, près de 2,86 millions avec Audi
- ActualitésAssurance en 2027 : pourquoi les tarifs vont encore grimper et ce que les entreprises doivent anticiper
- ActualitésMonétisation des parkings d’entreprise : Sharvy veut transformer les places et bornes en revenus
- ActualitésFSD Tesla en France : les essais commencent, mais la conduite autonome n’est pas encore autorisée
