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Alstom décroche un contrat de 3 milliards d’euros au Canada pour 313 voitures de train

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Le contrat Alstom Canada avec VIA Rail atteint 4,7 milliards de dollars canadiens, soit environ 3 milliards d’euros. Le groupe français va concevoir et fabriquer 313 nouvelles voitures pour les liaisons longue distance du pays. L’accord comprend aussi 15 ans de soutien technique et de fourniture de pièces. Au-delà de son montant, ce marché illustre le retour du ferroviaire comme investissement industriel stratégique.

Alstom décroche un contrat de 3 milliards d’euros au Canada pour 313 voitures de train

C’est l’un des plus gros contrats ferroviaires remportés par Alstom cette année.

Le groupe français a annoncé le 3 septembre la signature d’un accord majeur avec VIA Rail Canada.

L’objectif est simple : renouveler une partie de la flotte utilisée sur les longues distances, les lignes régionales et les dessertes de territoires éloignés.

Le contrat Alstom Canada atteint au total 4,7 milliards de dollars canadiens. Cela représente environ 3 milliards d’euros.

Alstom détaille officiellement les caractéristiques du contrat signé avec VIA Rail.

Le groupe enregistrera cette commande au deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026-2027.

Contrat Alstom Canada : 313 nouvelles voitures pour VIA Rail

Premier chiffre à retenir : 313 voitures de passagers.

Il ne s’agit donc pas de 313 trains complets, mais bien de voitures ferroviaires qui composeront les futures rames de VIA Rail.

Cette partie du marché représente environ 4 milliards de dollars canadiens.

Un second contrat concerne le soutien technique et les pièces détachées pendant 15 ans.

Sa valeur approche 700 millions de dollars canadiens.

Au total, le contrat Alstom Canada atteint ainsi 4,7 milliards de dollars canadiens.

Cette distinction est importante.

Alstom ne vend pas seulement du matériel. Le groupe sécurise aussi une relation commerciale sur une longue période grâce à l’entretien, au support et aux pièces de rechange.

Des voitures vieilles de plus de 77 ans à remplacer

Le renouvellement devenait urgent pour VIA Rail.

Certaines voitures utilisées sur les services longue distance ont plus de 77 ans.

Le nouvel équipement doit donc remplacer une flotte dont une partie remonte à plusieurs générations.

Les futures voitures appartiendront à la gamme Adessia d’Alstom.

Elles doivent améliorer le confort, l’accessibilité et la connectivité à bord.

Le constructeur prévoit également des mesures récentes de cybersécurité.

Le programme officiel de renouvellement de VIA Rail présente les enjeux liés à la modernisation de la flotte canadienne.

Pour un opérateur ferroviaire, le sujet ne consiste donc pas seulement à remplacer du matériel ancien.

Il faut aussi préparer des trains capables de rester en service pendant plusieurs décennies.

Huit grandes liaisons et près de 400 collectivités desservies

La nouvelle flotte circulera sur huit grands axes.

Elle doit desservir près de 400 collectivités à travers le Canada.

Parmi les villes citées figurent Montréal, Halifax, Toronto et Vancouver.

D’autres destinations comme Gaspé, Churchill, Jasper, Prince Rupert, Sudbury ou White River sont également concernées.

Le projet touche donc à la fois les grandes métropoles et des territoires beaucoup plus isolés.

Cette dimension est importante au Canada.

Dans certaines régions, le train ne constitue pas uniquement une alternative à la voiture ou à l’avion.

Il reste un moyen essentiel pour relier des collectivités éloignées.

Neuf types de voitures pour répondre aux différents usages

Alstom ne livrera pas un seul modèle.

La future flotte comptera neuf configurations différentes.

Des voitures classiques côtoieront des voitures-lits.

VIA Rail disposera aussi de voitures adaptées aux personnes à mobilité réduite.

D’autres seront équipées de couchettes ou dédiées à l’offre Prestige.

Les voyageurs retrouveront également des voitures panoramiques et des voitures à dôme.

Enfin, le programme prévoit des voitures-restaurants et des voitures à bagages.

Cette diversité répond aux particularités du transport ferroviaire longue distance canadien.

Un trajet régional de quelques heures n’impose évidemment pas les mêmes besoins qu’un voyage de plusieurs jours à travers le pays.

Alstom annonce également des intérieurs plus lumineux, davantage d’espace et une meilleure connectivité numérique.

Le contrat Alstom Canada doit aussi résister aux hivers extrêmes

Le climat représente un autre défi.

Les nouvelles voitures devront fonctionner dans les conditions parfois extrêmes du Canada.

Températures très basses, neige et grandes distances imposent des contraintes techniques particulières.

Alstom assure avoir conçu les véhicules pour répondre à ces conditions.

L’objectif est aussi de préserver certains éléments historiques de l’expérience ferroviaire canadienne.

Les voitures panoramiques à dôme en constituent un bon exemple.

VIA Rail veut donc moderniser son matériel sans abandonner totalement ce qui distingue ses trains longue distance.

Une production largement réalisée au Canada

L’une des dimensions les plus intéressantes du contrat est industrielle.

Alstom va répartir la production entre plusieurs sites canadiens.

La conception et l’ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec.

Les caisses seront fabriquées à La Pocatière, également au Québec.

Enfin, l’assemblage final aura lieu à Thunder Bay, en Ontario.

Le contrat Alstom Canada devient donc aussi un outil de politique industrielle.

Le gouvernement canadien ne finance pas simplement l’achat de nouveaux trains.

Il cherche également à conserver une partie importante de la valeur économique sur son territoire.

Cette approche se retrouve de plus en plus souvent dans les grands marchés publics.

Jusqu’à 670 emplois directs concernés

L’effet sur l’emploi doit être significatif.

Alstom estime que le projet permettra de créer ou de maintenir jusqu’à 670 emplois directs au Canada.

À cela s’ajouteront plusieurs centaines d’emplois indirects.

Les fournisseurs locaux devraient notamment bénéficier du projet.

Le groupe travaille déjà avec plus de 900 fournisseurs canadiens chaque année.

Il emploie environ 5 200 personnes dans le pays.

Selon Alstom, le programme pourrait générer plus de 1,6 milliard de dollars canadiens de retombées économiques.

Le constructeur se présente par ailleurs comme le seul fabricant de matériel roulant disposant actuellement d’une activité industrielle au Canada.

Le ferroviaire redevient un outil de politique industrielle

Cette dimension dépasse le cas canadien.

Les grands investissements ferroviaires jouent aujourd’hui plusieurs rôles à la fois.

Ils améliorent les transports.

Mais ils soutiennent aussi des usines, des emplois qualifiés et des réseaux de fournisseurs.

Cette logique rejoint un sujet régulièrement abordé par Business Times.

Business Times revenait récemment sur la place des usines et des compétences industrielles dans l’économie française.

Pour les États, investir dans le ferroviaire permet donc aussi de soutenir une filière industrielle locale.

C’est précisément l’une des forces du projet de VIA Rail.

Pourquoi ce contrat est important pour Alstom

Pour le groupe français, le marché représente d’abord une nouvelle commande majeure.

Mais son intérêt va plus loin.

Alstom possède déjà une forte implantation au Canada.

Le groupe intervient sur des projets à Toronto, Waterloo, Ottawa, Vancouver, Edmonton ou Montréal.

Il doit également participer au futur tramway de Québec.

Le nouveau marché renforce donc une position industrielle déjà installée.

Surtout, VIA Rail est un client public national.

Remporter un contrat de cette taille apporte une forte visibilité commerciale.

Le contrat Alstom Canada s’inscrit donc dans une stratégie de long terme sur le marché nord-américain.

Quinze ans de services après la livraison

La partie services mérite une attention particulière.

Près de 700 millions de dollars canadiens concernent le soutien technique et la fourniture de pièces sur 15 ans.

Cela représente près de 15 % de la valeur totale du contrat.

Pour Alstom, ces activités offrent plusieurs avantages.

Elles produisent des revenus après la livraison des trains.

Elles entretiennent aussi une relation durable avec le client.

Enfin, elles mobilisent des compétences locales pendant de nombreuses années.

Le modèle économique ferroviaire ne repose donc plus seulement sur la vente du matériel.

Maintenance, pièces, modernisation et services prennent une place croissante.

Cette évolution concerne aussi les infrastructures.

Business Times analysait récemment la montée en puissance du ferroviaire chez NGE, entre construction, maintenance et exploitation.

Le train retrouve une place stratégique dans les investissements publics

Le contrat Alstom Canada intervient dans un contexte plus large.

De nombreux pays doivent renouveler des infrastructures ferroviaires parfois anciennes.

Les besoins concernent les trains, mais aussi les voies, la signalisation et les gares.

Parallèlement, le rail bénéficie des politiques de réduction des émissions liées au transport.

Sur certaines distances, le train apparaît comme une alternative à l’avion ou à la voiture.

Les attentes des voyageurs évoluent également.

Connexion Internet, prises électriques, confort, accessibilité ou espaces de travail deviennent des critères importants.

Le matériel roulant doit donc évoluer en même temps que les usages.

En France aussi, le ferroviaire se transforme

La même évolution existe en France, même si les enjeux sont différents.

La SNCF cherche par exemple à améliorer ses offres tout en maîtrisant ses coûts.

Business Times avait détaillé la stratégie 2026 de la SNCF, entre hausse limitée des prix et montée en gamme de l’offre TGV.

Les opérateurs ferroviaires cherchent désormais à concilier plusieurs objectifs.

Ils doivent transporter davantage de passagers.

Ils veulent améliorer le confort.

En parallèle, ils doivent préserver leur rentabilité et investir dans des équipements coûteux.

Le renouvellement du matériel devient donc un enjeu économique autant que technique.

Des trains conçus pour plusieurs décennies

Une voiture ferroviaire n’est pas un produit de consommation classique.

Sa durée de vie se compte en décennies.

Le matériel remplacé par VIA Rail le démontre parfaitement.

Certaines voitures sont en service depuis plus de 77 ans.

Le choix effectué aujourd’hui aura donc des conséquences très longtemps.

Cette durée change la manière d’analyser un contrat.

Le prix d’achat initial reste important.

Mais le coût de maintenance, la disponibilité des pièces et la facilité de modernisation comptent tout autant.

C’est aussi ce qui explique la présence d’un accord de soutien sur 15 ans.

Un enjeu de souveraineté économique pour le Canada

Le gouvernement canadien insiste fortement sur la fabrication locale.

Cette stratégie répond à une tendance internationale.

Les États veulent réduire leur dépendance à des chaînes d’approvisionnement trop éloignées.

Les tensions commerciales renforcent cette volonté.

Produire les voitures au Canada permet donc de sécuriser une partie du savoir-faire industriel.

Le projet soutient aussi des emplois dans plusieurs provinces.

Alstom estime que ses achats auprès du tissu local contribueront à renforcer la chaîne d’approvisionnement ferroviaire canadienne.

La notion de souveraineté industrielle apparaît ainsi derrière un contrat qui pourrait, à première vue, sembler uniquement consacré au transport.

Le contrat Alstom Canada renforce le marché nord-américain du groupe

L’Amérique du Nord représente un marché important pour Alstom.

De nombreux réseaux doivent renouveler leur matériel dans les prochaines années.

Les États-Unis comme le Canada investissent dans leurs transports publics.

Pour un industriel européen, la présence locale devient toutefois indispensable.

Produire à des milliers de kilomètres du client ne suffit plus toujours.

Les gouvernements attendent aussi des emplois, des usines et des achats auprès de fournisseurs nationaux.

Alstom possède ici un avantage.

Le groupe dispose déjà de sites industriels, de salariés et d’un important réseau de fournisseurs au Canada.

Le contrat avec VIA Rail vient renforcer cette position.

Une victoire commerciale qui devra maintenant être exécutée

Signer un marché de 3 milliards d’euros constitue évidemment une bonne nouvelle.

Mais un grand contrat ferroviaire reste complexe à réaliser.

Alstom devra respecter les délais.

Le groupe devra également tenir ses coûts et atteindre les performances promises.

Pour les investisseurs, ces questions comptent autant que le montant de la commande.

Un contrat augmente le carnet de commandes.

Sa véritable valeur dépend ensuite de la marge obtenue lors de son exécution.

Alstom a justement cherché ces dernières années à améliorer la gestion de ses grands projets.

Le contrat canadien constituera donc aussi un test industriel.

313 voitures, mais un enjeu bien plus large

VIA Rail veut d’abord remplacer une flotte ancienne.

Pour le Canada, le projet doit soutenir son industrie ferroviaire et ses emplois.

De son côté, Alstom renforce sa présence sur l’un de ses principaux marchés internationaux.

Le contrat Alstom Canada réunit ainsi plusieurs enjeux : transport, industrie, emplois, services et souveraineté économique.

La commande sera enregistrée dans les comptes d’Alstom dès son deuxième trimestre fiscal 2026-2027.

Mais ses effets dureront beaucoup plus longtemps.

Entre la conception, la fabrication et les 15 années de soutien prévues, le projet accompagnera VIA Rail et Alstom pendant une grande partie des deux prochaines décennies.C’est l’un des plus gros contrats ferroviaires remportés par Alstom cette année.

Le groupe français a annoncé le 3 septembre la signature d’un accord majeur avec VIA Rail Canada.

L’objectif est simple : renouveler une partie de la flotte utilisée sur les longues distances, les lignes régionales et les dessertes de territoires éloignés.

Le contrat Alstom Canada atteint au total 4,7 milliards de dollars canadiens. Cela représente environ 3 milliards d’euros.

Alstom détaille officiellement les caractéristiques du contrat signé avec VIA Rail.

Le groupe enregistrera cette commande au deuxième trimestre de son exercice fiscal 2026-2027.

Contrat Alstom Canada : 313 nouvelles voitures pour VIA Rail

Premier chiffre à retenir : 313 voitures de passagers.

Il ne s’agit donc pas de 313 trains complets, mais bien de voitures ferroviaires qui composeront les futures rames de VIA Rail.

Cette partie du marché représente environ 4 milliards de dollars canadiens.

Un second contrat concerne le soutien technique et les pièces détachées pendant 15 ans.

Sa valeur approche 700 millions de dollars canadiens.

Au total, le contrat Alstom Canada atteint ainsi 4,7 milliards de dollars canadiens.

Cette distinction est importante.

Alstom ne vend pas seulement du matériel. Le groupe sécurise aussi une relation commerciale sur une longue période grâce à l’entretien, au support et aux pièces de rechange.

Des voitures vieilles de plus de 77 ans à remplacer

Le renouvellement devenait urgent pour VIA Rail.

Certaines voitures utilisées sur les services longue distance ont plus de 77 ans.

Le nouvel équipement doit donc remplacer une flotte dont une partie remonte à plusieurs générations.

Les futures voitures appartiendront à la gamme Adessia d’Alstom.

Elles doivent améliorer le confort, l’accessibilité et la connectivité à bord.

Le constructeur prévoit également des mesures récentes de cybersécurité.

Le programme officiel de renouvellement de VIA Rail présente les enjeux liés à la modernisation de la flotte canadienne.

Pour un opérateur ferroviaire, le sujet ne consiste donc pas seulement à remplacer du matériel ancien.

Il faut aussi préparer des trains capables de rester en service pendant plusieurs décennies.

Huit grandes liaisons et près de 400 collectivités desservies

La nouvelle flotte circulera sur huit grands axes.

Elle doit desservir près de 400 collectivités à travers le Canada.

Parmi les villes citées figurent Montréal, Halifax, Toronto et Vancouver.

D’autres destinations comme Gaspé, Churchill, Jasper, Prince Rupert, Sudbury ou White River sont également concernées.

Le projet touche donc à la fois les grandes métropoles et des territoires beaucoup plus isolés.

Cette dimension est importante au Canada.

Dans certaines régions, le train ne constitue pas uniquement une alternative à la voiture ou à l’avion.

Il reste un moyen essentiel pour relier des collectivités éloignées.

Neuf types de voitures pour répondre aux différents usages

Alstom ne livrera pas un seul modèle.

La future flotte comptera neuf configurations différentes.

Des voitures classiques côtoieront des voitures-lits.

VIA Rail disposera aussi de voitures adaptées aux personnes à mobilité réduite.

D’autres seront équipées de couchettes ou dédiées à l’offre Prestige.

Les voyageurs retrouveront également des voitures panoramiques et des voitures à dôme.

Enfin, le programme prévoit des voitures-restaurants et des voitures à bagages.

Cette diversité répond aux particularités du transport ferroviaire longue distance canadien.

Un trajet régional de quelques heures n’impose évidemment pas les mêmes besoins qu’un voyage de plusieurs jours à travers le pays.

Alstom annonce également des intérieurs plus lumineux, davantage d’espace et une meilleure connectivité numérique.

Le contrat Alstom Canada doit aussi résister aux hivers extrêmes

Le climat représente un autre défi.

Les nouvelles voitures devront fonctionner dans les conditions parfois extrêmes du Canada.

Températures très basses, neige et grandes distances imposent des contraintes techniques particulières.

Alstom assure avoir conçu les véhicules pour répondre à ces conditions.

L’objectif est aussi de préserver certains éléments historiques de l’expérience ferroviaire canadienne.

Les voitures panoramiques à dôme en constituent un bon exemple.

VIA Rail veut donc moderniser son matériel sans abandonner totalement ce qui distingue ses trains longue distance.

Une production largement réalisée au Canada

L’une des dimensions les plus intéressantes du contrat est industrielle.

Alstom va répartir la production entre plusieurs sites canadiens.

La conception et l’ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec.

Les caisses seront fabriquées à La Pocatière, également au Québec.

Enfin, l’assemblage final aura lieu à Thunder Bay, en Ontario.

Le contrat Alstom Canada devient donc aussi un outil de politique industrielle.

Le gouvernement canadien ne finance pas simplement l’achat de nouveaux trains.

Il cherche également à conserver une partie importante de la valeur économique sur son territoire.

Cette approche se retrouve de plus en plus souvent dans les grands marchés publics.

Jusqu’à 670 emplois directs concernés

L’effet sur l’emploi doit être significatif.

Alstom estime que le projet permettra de créer ou de maintenir jusqu’à 670 emplois directs au Canada.

À cela s’ajouteront plusieurs centaines d’emplois indirects.

Les fournisseurs locaux devraient notamment bénéficier du projet.

Le groupe travaille déjà avec plus de 900 fournisseurs canadiens chaque année.

Il emploie environ 5 200 personnes dans le pays.

Selon Alstom, le programme pourrait générer plus de 1,6 milliard de dollars canadiens de retombées économiques.

Le constructeur se présente par ailleurs comme le seul fabricant de matériel roulant disposant actuellement d’une activité industrielle au Canada.

Le ferroviaire redevient un outil de politique industrielle

Cette dimension dépasse le cas canadien.

Les grands investissements ferroviaires jouent aujourd’hui plusieurs rôles à la fois.

Ils améliorent les transports.

Mais ils soutiennent aussi des usines, des emplois qualifiés et des réseaux de fournisseurs.

Cette logique rejoint un sujet régulièrement abordé par Business Times.

Business Times revenait récemment sur la place des usines et des compétences industrielles dans l’économie française.

Pour les États, investir dans le ferroviaire permet donc aussi de soutenir une filière industrielle locale.

C’est précisément l’une des forces du projet de VIA Rail.

Pourquoi ce contrat est important pour Alstom

Pour le groupe français, le marché représente d’abord une nouvelle commande majeure.

Mais son intérêt va plus loin.

Alstom possède déjà une forte implantation au Canada.

Le groupe intervient sur des projets à Toronto, Waterloo, Ottawa, Vancouver, Edmonton ou Montréal.

Il doit également participer au futur tramway de Québec.

Le nouveau marché renforce donc une position industrielle déjà installée.

Surtout, VIA Rail est un client public national.

Remporter un contrat de cette taille apporte une forte visibilité commerciale.

Le contrat Alstom Canada s’inscrit donc dans une stratégie de long terme sur le marché nord-américain.

Quinze ans de services après la livraison

La partie services mérite une attention particulière.

Près de 700 millions de dollars canadiens concernent le soutien technique et la fourniture de pièces sur 15 ans.

Cela représente près de 15 % de la valeur totale du contrat.

Pour Alstom, ces activités offrent plusieurs avantages.

Elles produisent des revenus après la livraison des trains.

Elles entretiennent aussi une relation durable avec le client.

Enfin, elles mobilisent des compétences locales pendant de nombreuses années.

Le modèle économique ferroviaire ne repose donc plus seulement sur la vente du matériel.

Maintenance, pièces, modernisation et services prennent une place croissante.

Cette évolution concerne aussi les infrastructures.

Business Times analysait récemment la montée en puissance du ferroviaire chez NGE, entre construction, maintenance et exploitation.

Le train retrouve une place stratégique dans les investissements publics

Le contrat Alstom Canada intervient dans un contexte plus large.

De nombreux pays doivent renouveler des infrastructures ferroviaires parfois anciennes.

Les besoins concernent les trains, mais aussi les voies, la signalisation et les gares.

Parallèlement, le rail bénéficie des politiques de réduction des émissions liées au transport.

Sur certaines distances, le train apparaît comme une alternative à l’avion ou à la voiture.

Les attentes des voyageurs évoluent également.

Connexion Internet, prises électriques, confort, accessibilité ou espaces de travail deviennent des critères importants.

Le matériel roulant doit donc évoluer en même temps que les usages.

En France aussi, le ferroviaire se transforme

La même évolution existe en France, même si les enjeux sont différents.

La SNCF cherche par exemple à améliorer ses offres tout en maîtrisant ses coûts.

Business Times avait détaillé la stratégie 2026 de la SNCF, entre hausse limitée des prix et montée en gamme de l’offre TGV.

Les opérateurs ferroviaires cherchent désormais à concilier plusieurs objectifs.

Ils doivent transporter davantage de passagers.

Ils veulent améliorer le confort.

En parallèle, ils doivent préserver leur rentabilité et investir dans des équipements coûteux.

Le renouvellement du matériel devient donc un enjeu économique autant que technique.

Des trains conçus pour plusieurs décennies

Une voiture ferroviaire n’est pas un produit de consommation classique.

Sa durée de vie se compte en décennies.

Le matériel remplacé par VIA Rail le démontre parfaitement.

Certaines voitures sont en service depuis plus de 77 ans.

Le choix effectué aujourd’hui aura donc des conséquences très longtemps.

Cette durée change la manière d’analyser un contrat.

Le prix d’achat initial reste important.

Mais le coût de maintenance, la disponibilité des pièces et la facilité de modernisation comptent tout autant.

C’est aussi ce qui explique la présence d’un accord de soutien sur 15 ans.

Un enjeu de souveraineté économique pour le Canada

Le gouvernement canadien insiste fortement sur la fabrication locale.

Cette stratégie répond à une tendance internationale.

Les États veulent réduire leur dépendance à des chaînes d’approvisionnement trop éloignées.

Les tensions commerciales renforcent cette volonté.

Produire les voitures au Canada permet donc de sécuriser une partie du savoir-faire industriel.

Le projet soutient aussi des emplois dans plusieurs provinces.

Alstom estime que ses achats auprès du tissu local contribueront à renforcer la chaîne d’approvisionnement ferroviaire canadienne.

La notion de souveraineté industrielle apparaît ainsi derrière un contrat qui pourrait, à première vue, sembler uniquement consacré au transport.

Le contrat Alstom Canada renforce le marché nord-américain du groupe

L’Amérique du Nord représente un marché important pour Alstom.

De nombreux réseaux doivent renouveler leur matériel dans les prochaines années.

Les États-Unis comme le Canada investissent dans leurs transports publics.

Pour un industriel européen, la présence locale devient toutefois indispensable.

Produire à des milliers de kilomètres du client ne suffit plus toujours.

Les gouvernements attendent aussi des emplois, des usines et des achats auprès de fournisseurs nationaux.

Alstom possède ici un avantage.

Le groupe dispose déjà de sites industriels, de salariés et d’un important réseau de fournisseurs au Canada.

Le contrat avec VIA Rail vient renforcer cette position.

Une victoire commerciale qui devra maintenant être exécutée

Signer un marché de 3 milliards d’euros constitue évidemment une bonne nouvelle.

Mais un grand contrat ferroviaire reste complexe à réaliser.

Alstom devra respecter les délais.

Le groupe devra également tenir ses coûts et atteindre les performances promises.

Pour les investisseurs, ces questions comptent autant que le montant de la commande.

Un contrat augmente le carnet de commandes.

Sa véritable valeur dépend ensuite de la marge obtenue lors de son exécution.

Alstom a justement cherché ces dernières années à améliorer la gestion de ses grands projets.

Le contrat canadien constituera donc aussi un test industriel.

313 voitures, mais un enjeu bien plus large

VIA Rail veut d’abord remplacer une flotte ancienne.

Pour le Canada, le projet doit soutenir son industrie ferroviaire et ses emplois.

De son côté, Alstom renforce sa présence sur l’un de ses principaux marchés internationaux.

Le contrat Alstom Canada réunit ainsi plusieurs enjeux : transport, industrie, emplois, services et souveraineté économique.

La commande sera enregistrée dans les comptes d’Alstom dès son deuxième trimestre fiscal 2026-2027.

Mais ses effets dureront beaucoup plus longtemps.

Entre la conception, la fabrication et les 15 années de soutien prévues, le projet accompagnera VIA Rail et Alstom pendant une grande partie des deux prochaines décennies.