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Un jeune sur trois se dit inquiet pour son avenir financier 

Par Celia Bonnin |
Un jeune sur trois se dit inquiet pour son avenir financier 

Inflation persistante, incertitudes économiques, avenir professionnel incertain, l’épargne suscite des inquiétudes chez les jeunes. Une enquête de Selvitys pour l’application de gestion financière Plum dévoile les stratégies d’épargne des 18-34 ans en 2026. 

Les imprévus et l’inflation en tête des inquiétudes financières

Dans cette enquête réalisée auprès de 1 000 jeunes adultes français en mars 2026, les facteurs extérieurs sont la principale inquiétude pour leurs économies. À  la première place, les imprévus financiers sont une source d’angoisse pour 34 % des jeunes. Problème de santé et accident sont, par définition, imprévisibles et difficiles à éviter. Propre à la configuration économique actuelle, 29 % des 18-34 ans mentionnent l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et la capacité à épargner sur le long terme. 

Les autres préoccupations se rapportent davantage à la situation personnelle mais dépassent la simple gestion du quotidien. Les jeunes s’inquiètent : de ne pas avoir suffisamment de revenus pour épargner (27 %), de finir le mois à découvert (23 %) et de ne pas avoir assez d’argent pour subvenir aux besoins familiaux (22 %).

Une génération attentive à sa sécurité financière

La Gen Z (née entre 1997 et 2012) est souvent qualifiée de génération de l’instantanéité car la première ayant grandi avec internet et les réseaux sociaux. Pourtant, en termes de finance, elle prévoit davantage que les baby boomers, adeptes du présent. Les jeunes sont davantage sensibilisés au besoin de mettre de côté régulièrement “au cas où”. La somme moyenne d’épargne par mois est comprise entre 83 € et 259 €. Le pic a lieu au mois de mars, période creuse entre les fêtes de fin d’année et les vacances d’été. 

La Gen Z est consciente que l’épargne est un levier essentiel pour faire face aux aléas et préparer l’avenir. Dans une enquête menée par YouGov pour Plum de septembre dernier, 78 % des jeunes estiment avoir besoin de l’équivalent de trois mois de salaire d’épargne pour réduire le stress financier. 46 % reconnaissent vouloir jusqu’à six mois d’épargne pour se sentir réellement en sécurité.

Ce que les jeunes sacrifient pour épargner 

Le FOMO, “fear of missing out”, c’est-à-dire la peur de manquer quelque chose est un frein à l’épargne. Amplifiée par les réseaux sociaux, cette anxiété encourage à dépasser son budget pour des dépenses imprévues. Cependant, réduire les dépenses du quotidien est la principale stratégie mise en place par les jeunes. 35 % agissent sur leur épargne en limitant les sorties, les loisirs et les achats impulsifs. La stabilité financière est un autre facteur déterminant de la capacité à épargner. 34 % réussissent à épargner grâce à des revenus stables et 24% soulignent le besoin d’avoir peu ou pas de dettes. 

Les stratégies mises en place dépendent du profil. Les 18-24 ans préfèrent limiter leurs dépenses (34 %) alors que les 25-34 ans se concentrent sur la stabilité des revenus (39 %). Près d’un tiers des hommes favorisent également des revenus stables (36 %) alors que les femmes adoptent une approche plus proactive en ajustant leurs dépenses personnelles (38 %). 

Une génération qui garde le contrôle de son budget

Les inquiétudes autour de l’épargne sont nombreuses mais 94 % des jeunes français estiment maîtriser la répartition de leur budget. Tout en reconnaissant ne pas savoir de quelle somme ils ont besoin, 37 % déclarent réussir à épargner chaque mois. 

La gestion de l’épargne n’est pas uniforme. Plus d’un tiers assurent avoir une vision globale de leur budget sans en suivre les détails (36 %). Un jeune sur cinq affirme maîtriser pleinement ses finances en utilisant un outil pour suivre leurs dépenses. Une minorité de 6 % reconnaît ne pas savoir précisément où part son argent et préfère ne pas s’y intéresser. 

En dépit d’un contexte économique incertain et de périodes plus vulnérables aux dépenses impulsives (vacances, fêtes, soldes) les jeunes Français développent des stratégies d’épargne de plus en plus structurées pour préserver leur stabilité financière.