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Baker Tilly : structurer aujourd’hui pour sécuriser la croissance de demain

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Dans un environnement économique plus incertain, volatil et marqué par des mutations rapides, les PME et ETI françaises doivent repenser leurs trajectoires de développement. Pression sur les marges, évolution des modèles économiques et accélération des transitions renforcent la nécessité d’une vision claire et structurée. Croissance, transformation, financement ou transmission ne peuvent plus être abordés isolément. Ils exigent une approche globale et anticipée, où chaque décision engage la solidité future de l’entreprise et sa capacité à traverser les cycles.

Baker Tilly : structurer aujourd’hui pour sécuriser la croissance de demain

Aux côtés des dirigeants, Baker Tilly accompagne ces mutations en articulant vision stratégique, discipline financière et capacité d’exécution, afin de sécuriser les décisions clés, d’optimiser les équilibres financiers et de créer les conditions d’une croissance durable.

Dans un environnement de plus en plus incertain, comment les dirigeants peuvent-ils arbitrer entre croissance, prudence et transformation ?

Axel Richebraque, Director Blue Partners Finance – Groupe Baker Tilly : On pose souvent mal le problème en parlant d’arbitrage. Un dirigeant n’a pas à choisir entre croître et être prudent, mais à savoir quoi faire au bon moment. L’enjeu est de préserver sa capacité de mouvement : disposer de trésorerie, conserver de la flexibilité dans ses financements et diversifier ses partenaires bancaires. La prudence, ce n’est pas se mettre en pause, c’est rester agile et capable de saisir les opportunités. Les périodes de doute sont souvent propices aux gains de parts de marché. L’essentiel est de privilégier des décisions réversibles et de maintenir une lecture fine de ses indicateurs clés.

Halima Bensalah, Membre du comité de Direction de Baker Tilly France, Directrice déléguée aux marchés : Il ne faut pas opposer croissance, prudence et transformation, mais les articuler et les structurer. Le dirigeant doit piloter avec une vision claire du cash et par scénarios plutôt qu’avec un budget figé. Cela redonne des marges de manœuvre et permet de décider avec lucidité. Il s’agit aussi d’inscrire sa stratégie dans une logique de croissance sélective et financée, en priorisant les projets créateurs de valeur sans fragiliser sa structure financière. Reporter les transformations, notamment numériques ou liées à l’IA, serait aujourd’hui une erreur stratégique.

Baker Tilly accompagne les entreprises à chaque étape de leur développement. Quelles sont les erreurs les plus fréquentes ?

Axel Richebraque : Certaines erreurs reviennent régulièrement. La première consiste à croître sans maîtriser son besoin en fonds de roulement. Une croissance qui consomme plus de cash qu’elle n’en génère fragilise l’entreprise. Autre point : les dépendances, notamment au dirigeant, qui surestiment la valeur réelle. Il existe aussi une confusion entre croissance du chiffre d’affaires et création de valeur. Enfin, la croissance externe est parfois engagée trop rapidement, sans réflexion suffisante sur l’intégration et les synergies. La clé reste d’anticiper, de structurer un reporting fiable et de renforcer l’autonomie des équipes.

Halima Bensalah : Les erreurs viennent souvent du décalage entre la vitesse de croissance et la solidité des fondations. Beaucoup de dirigeants se focalisent sur le chiffre d’affaires sans intégrer les enjeux de trésorerie. Un BFR mal maîtrisé suffit à fragiliser une croissance pourtant rentable. Autre point : ne pas faire évoluer sa gouvernance. Une entreprise qui grandit doit adapter son organisation et ses processus de décision. Multiplier les acquisitions sans logique d’ensemble peut également diluer la rentabilité et complexifier le pilotage.

Comment financer les transformations sans fragiliser la performance ?

Axel Richebraque : Le principe fondamental est d’aligner la maturité du financement avec celle du projet. Financer une transformation de moyen terme avec des ressources court terme crée des tensions inutiles. Les solutions sont multiples : autofinancement, dette ou ouverture du capital, selon le profil et les ambitions. L’important est de conserver des marges de manœuvre.

Halima Bensalah : La transformation est un investissement stratégique. Il faut adapter les sources de financement, prioriser et phaser les investissements pour éviter les tensions de trésorerie, et piloter avec des indicateurs de retour et des points d’arbitrage réguliers. Cette discipline permet de sécuriser la trajectoire de performance.

La transmission peut-elle devenir un levier stratégique ?

Axel Richebraque : Le principal risque réside dans l’improvisation. Une transmission préparée en amont, sur deux à trois ans, permet de maximiser la valeur. Il s’agit de rendre l’entreprise cessible : réduire la dépendance au dirigeant, fiabiliser les indicateurs, structurer la gouvernance et anticiper la fiscalité. Une transmission réussie constitue souvent un moment clé de création de valeur et de pérennisation de l’activité.

Cybersécurité, conformité, gouvernance, comment ces enjeux transforment-ils le pilotage ?

Halima Bensalah : Ces sujets ne sont plus des contraintes mais de véritables leviers de performance. La création de valeur repose désormais autant sur les indicateurs financiers qu’extra-financiers. Une entreprise qui maîtrise ces enjeux rassure ses clients, ses financeurs et l’ensemble de ses parties prenantes. Anticiper reste essentiel pour éviter des surcoûts et renforcer durablement sa compétitivité, dans un environnement où la gestion des risques devient un facteur différenciant.

Pour plus d’informations : 

www.bakertilly.fr

Halima Bensalah – halima.bensalah@bakertilly.fr

Axel Richebraque – axel.richebraque@bluepartnersfinance.com