Il y a quelques jour, Nicolas Bourgerie, fondateur de Teach Up, intègre le Comité sur l’impact social de l’IA en France. Réunissant des acteurs des secteurs public et privé, cette instance doit remettre d’ici fin 2026 des recommandations aux parlementaires pour mieux accompagner les transformations du travail liées à l’intelligence artificielle.
L’IA une avance semée d’embûches
L’intelligence artificielle gagne du terrain dans les entreprise française mais son intégration est inégale. 60 % des collaborateurs disposent aujourd’hui d’un accès à des outils d’IA. Pourtant, 84 % des entreprises n’ont pas encore adapté leurs méthodes de travail ou leur gouvernance à cette évolution. Plus préoccupant encore, seules 20 % déclarent constater de véritables gains de productivité.
Pour répondre à ces enjeux, le Comité sur l’impact social de l’IA rassemble des personnalités du secteur public et privé afin d’évaluer concrètement les conséquences de ces technologies sur l’emploi, les compétences et l’organisation du travail. Ses conclusions seront remises au Parlement d’ici la fin de l’année 2026.
Formation, compétences et fracture territoriale
Les résultat du baromètre de l’Observatoire Impact AI révèle que l’inquiétude des salariés ne se limite pas qu’à la substitution de leur emploi mais aussi a maîtrise du métier. Si 6 % d’entre eux considèrent la perte de compétences comme un risque majeur, 32 % redoutent une perte de connaissances au sein des organisations.
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Le défis de la formation devient un élément centrale. Alors que 90 %des personnes formées utilisent l’IA régulièrement dans un cadre professionnel, seulement 6 % de ces utilisateurs on reçu une formation approfondie. Une situation qui contribue à creuser les écarts entre salariés formés et non formés, mais aussi entre les territoires.
Des risques émergents pour les collectifs de travail
L’émergence de l’IA transforme également la manière de travailler. En produisant davantage d’informations en un temps réduit. Ces outils conduisent les collaborateurs à prendre plus de décisions, plus rapidement. Une évolution qui peut favoriser la surcharge cognitive et accroître la pression sur les équipes.
Dans un même temps, certaines compétences techniques pourrait perdre de leur importance au profit de compétences qui deviennent cruciales comme l’esprit critique, l’empathie, ou encore la capacité à savoir déléguer efficacement une tâche à l’IA
Pour le comité, il est également essentiel de ne pas considérer l’IA comme un bloc homogène. Entre IA productive et IA pédagogique, les usages diffèrent profondément et entraînent des conséquences sociales distinctes.
Les membres de l’instance alertent sur un risque croissant de fragmentation au sein des organisations : entre managers et collaborateurs, entre salariés formés et non formés, entre territoires ou encore entre entreprises pionnières et structures plus en retrait face à ces nouvelles technologies.
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