Facturation électronique Plateforme Agréée

E-invoicing : derrière la conformité, la bataille stratégique de l’orchestration des flux

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À l’approche de la généralisation de la facturation électronique, les entreprises concentrent encore leur attention sur le choix d’une Plateforme Agréée (PA). Une approche devenue insuffisante face à la complexité croissante des systèmes d’information et à la multiplicité des acteurs.

E-invoicing : derrière la conformité, la bataille stratégique de l’orchestration des flux

Interopérabilité, intégration des outils métiers, gestion des formats : la véritable transformation se joue désormais dans l’orchestration des flux. Un enjeu technique, mais surtout stratégique, pour sécuriser les échanges, préserver l’agilité des organisations et créer de la valeur au-delà de la simple conformité. Décryptage avec Eser Sarikan, CEO d’EsaLink, spécialiste des flux B2B et de l’interopérabilité.

E.S : « Aujourd’hui, coexistent sur le marché plus de 140 Plateformes immatriculées (PA). Effectivement, penser la PA comme un outil qui va simplement être là pour le traitement de ses factures est un raisonnement limité. Tout l’écosystème applicatif de l’entreprise est à prendre en compte. Interopérabilité, gestion des différents formats…, chaque organisation a des besoins spécifiques et il faut qu’elle fasse le choix d’une Plateforme en fonction de ses propres besoins. Ce qui n’est pas assez démocratisé à mon sens, c’est l’importance des Solutions Compatibles (SC). Elles permettent de produire des factures au bon format (souvent structuré : XML, Factur-X…), de se connecter techniquement aux PA et de s’intégrer dans l’écosystème (API, interopérabilité) de l’entreprise. L’intérêt pour l’entreprise est de pouvoir continuer à s’appuyer sur son logiciel métier SC (ou de se rapprocher de l’un d’eux) tout en ayant la possibilité de communiquer auprès d’une Plateforme Agréée comme la nôtre ». 

Dans des environnements où coexistent ERP, PA, SC, et partenaires multiples, en quoi l’orchestration des flux devient-elle un enjeu central ?

E.S : « Tout dépend de la taille de l’entreprise, de sa complexité applicative en interne. Une organisation mono-ERP va avoir deux options. Soit, elle dispose d’un logiciel qui assure la fonction Plateforme Agréée, soit elle passe par une Plateforme Agréée externe. Une organisation qui au contraire fonctionne avec plusieurs logiciels va souvent choisir de privilégier son écosystème existant et de s’appuyer sur un prestataire externalisé qui va jouer le rôle d’orchestrateur des flux ». 

Concrètement, quelles sont les principales difficultés rencontrées par les entreprises lorsqu’elles doivent faire dialoguer plusieurs systèmes de facturation ?

E.S : « La principale difficulté repose sur la standardisation. Il y a 4 ans, il y avait encore le temps de s’y préparer. Aujourd’hui, les entreprises doivent se dépêcher et surtout, coller aux standards pour réussir au mieux le passage à la facturation électronique. EsaLink a cet atout de s’adapter à l’écosystème des entreprises et de proposer un service d’intégration standard favorisant la portabilité : les clients et SC s’interfacent rapidement à notre PA via les API AFNOR ». 

Comment EsaLink se positionne-t-elle dans cette chaîne de valeur en pleine recomposition ? Quel rôle spécifique jouez-vous dans cette logique d’interopérabilité ?

E.S : « Notre rôle est de faire le lien entre les ERP, les outils métiers, les partenaires et les PA, grâce à une approche ouverte basée sur les standards, les API et l’interopérabilité ». 

Quels sont, selon vous, les piliers technologiques indispensables pour garantir une orchestration des flux réellement performante (EDI, API, mapping, supervision…) ?

E.S : « Les API AFNOR constituent selon nous un pilier stratégique majeur. Elles permettent de standardiser les échanges entre acteurs, de simplifier les intégrations et surtout de préserver la portabilité des entreprises, qui ne doivent pas devenir dépendantes d’une Plateforme unique. Lorsqu’il y a des données non standardisées à gérer, l’EDI s’impose pour compléter les limites de l’API, et sur les projets d’intégration complexes ». 

En quoi une orchestration bien pensée permet-elle de dépasser la simple conformité réglementaire pour générer de la valeur métier (performance, pilotage, sécurisation…) ?

E.S : « Les grands groupes cherchent surtout à sécuriser, superviser et harmoniser leurs flux à grande échelle, tandis que les PME y voient souvent une opportunité d’automatiser et de moderniser leurs processus, de mieux piloter leurs factures, et donc de mieux gérer leur trésorerie. Un sujet vital en ce moment. L’opportunité également de capitaliser sur une meilleure relation avec leurs clients et fournisseurs ». 

Avez-vous un exemple concret où une bonne orchestration des flux a permis d’optimiser ou de sécuriser un processus de facturation ? 

E.S : « Actuellement, plus de 80 de Solutions Compatibles sont en test sur notre PA, et nous avons contractualisé avec une trentaine d’entre eux, dont Zeendoc, leader français de la GED, qui intègre notre PA. Derrière ce contrat, il y a deux succès. Les clients existants qui veulent rester affiliés à Zeendoc conservent leurs process actuels ; les autres, n’ayant aucun logiciel en interne, font le choix d’une SC qui leur permette de lisser leur process en interne. EsaLink répond ainsi aux besoins des deux parties ». 

E-Invoicing Hubtimize ESalink
Eser Sarikan, CEO d’EsaLink

Pour plus d’informations :

www.EsaLink.com