La rentrée sociale promet d’être agitée.
Sophie Binet a appelé mardi les agents de la fonction publique à participer massivement à la journée de grève prévue le 29 septembre 2026.
La secrétaire générale de la CGT veut faire de cette mobilisation une démonstration de l’importance des services publics et mettre la pression sur le gouvernement au moment où celui-ci prépare son budget 2027.
Une mobilisation déjà préparée depuis juin
L’appel ne sort pas de nulle part.
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Dès le 24 juin, plusieurs organisations syndicales représentatives de la fonction publique avaient annoncé une mobilisation avec manifestations et perspective de grève le 29 septembre.
Elles réclament notamment une revalorisation générale des rémunérations et du point d’indice, une évolution des grilles de carrière, le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat et le retour au maintien intégral de la rémunération pendant certains congés maladie.
La CGT a depuis renforcé son appel et évoque une mobilisation des enseignants, personnels hospitaliers, pompiers et plus largement des agents assurant les missions de service public.
Le gouvernement exclut une hausse générale du point d’indice
C’est le principal point de blocage.
Lors du rendez-vous salarial de juillet, le gouvernement a confirmé que le budget 2027 ne prévoyait pas de mesure générale de revalorisation du point d’indice, ni de nouvelle grande mesure catégorielle.
L’exécutif privilégie plutôt plusieurs dispositifs ciblés portant sur les carrières, les avancements et la progression indiciaire des débuts de carrière. Ces mesures restent toutefois conditionnées à l’adoption du projet de loi de finances pour 2027.
La valeur du point d’indice, utilisée pour calculer le traitement de nombreux agents publics, n’a plus connu de revalorisation générale depuis juillet 2023.
Près de 5,9 millions d’agents concernés
Le poids potentiel du mouvement est important.
Selon les dernières données disponibles de l’Insee, 5,9 millions d’agents travaillaient dans la fonction publique fin 2024, répartis entre fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière.
Il est toutefois encore trop tôt pour savoir précisément quels services seront perturbés le 29 septembre et avec quelle ampleur.
Les préavis, appels sectoriels et taux de mobilisation devront être suivis dans les prochaines semaines.
Pour les entreprises, une forte mobilisation dans les écoles, les administrations ou certains services publics pourrait également avoir des conséquences indirectes : difficultés de garde d’enfants, démarches administratives ralenties ou perturbations dans certaines activités locales.
La journée du 29 septembre constituera surtout un premier test social important pour le gouvernement à quelques jours de la présentation du budget 2027.
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