Des milliers de jeunes sans entreprise d’accueil
La rentrée approche à grands pas. Pour certains, cette date rime avec joie et impatience à l’idée de retrouver leurs amis. Pour d’autres, elle est plutôt synonyme de stress et d’angoisse. La ministre déléguée à la Formation professionnelle a alerté sur ce sujet dans « Le Parisien ». Elle pointe le nombre de jeunes qui n’ont pas encore trouvé d’employeur pour les accueillir, bien qu’ils aient validé leur inscription en formation.
Elle résume ainsi la situation : « Actuellement, il y a des milliers de jeunes qui ont trouvé leurs formations mais pas leurs entreprises. Je lance donc un appel aux patrons : investissez dans notre jeunesse ! »
Les crédits de l’apprentissage « sanctuarisés »
La ministre a voulu se montrer rassurante. Elle est consciente des inquiétudes des employeurs : « Je sais leurs angoisses économiques, mais qu’ils soient rassurés : les crédits de l’apprentissage ont été sanctuarisés (…) Ça leur garantit stabilité et visibilité. »
Une baisse des aides, mais limitée aux grandes entreprises
Interrogée sur la diminution des aides à l’embauche d’apprentis, Sabrina Roubache reconnaît une réduction. Elle insiste toutefois sur son périmètre restreint. Cette baisse « n’a concerné que les grandes entreprises qui bénéficient désormais d’une enveloppe de 2 000 euros au lieu de 5 000 », précise-t-elle. Elle ajoute : « Les plus petites entreprises ont été épargnées, et (…) il n’y aura pas de coupes supplémentaires. » Selon Sud Ouest, elle justifie ce recentrage des aides sur les grandes entreprises. Elle affirme que « l’aide sous perfusion permanente ne peut pas continuer ».
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De nouvelles mesures annoncées
La ministre a aussi dévoilé plusieurs pistes pour lever les freins matériels à l’apprentissage. Elles visent en particulier les jeunes vivant en zone rurale. Le gouvernement prévoit de « lancer un leasing social pour que les apprentis en ruralité puissent bénéficier de voitures sans permis ». Il compte également « ouvrir des places en internat » pour faciliter leur hébergement.
Sabrina Roubache reconnaît par ailleurs une marge de progression du côté de l’État employeur. Elle admet que « les apprentis sont moins représentés dans le secteur public qui doit, en effet, plus recruter ». Elle annonce enfin la mise en place, en octobre, d’un conseil national de la refondation. Il sera consacré à l’attractivité de la filière professionnelle, réunissant « les familles, les jeunes, les syndicats, les profs, les chefs d’entreprise ».
Un chômage des jeunes en hausse
Ces annonces interviennent alors que le chômage des jeunes actifs de 15 à 24 ans a rebondi au deuxième trimestre. Il atteint désormais 21,6 %, selon l’Insee. Cela représente une hausse de 0,4 point sur un trimestre, et de 2,5 points sur un an. Face à ce constat, la ministre martèle que « le chômage des jeunes n’est pas une fatalité ».
Elle met en avant l’ampleur des besoins de recrutement à venir : « Aujourd’hui, plus de 400 000 emplois ne sont pas pourvus et on va devoir en créer 600 000 supplémentaires dans le secteur des services à la personne d’ici à 2036. »
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