L’investissement locatif retrouve de l’intérêt avec la reprise progressive du marché immobilier et l’arrivée du dispositif Jeanbrun. Mais un rendement séduisant sur le papier ne suffit pas à garantir une bonne opération. Catanéo, spécialiste de l’investissement locatif clé en main, identifie quatre erreurs fréquentes chez les particuliers : rendement mal évalué, horizon trop court, charges sous-estimées et revente oubliée.

Investissement locatif : les 4 erreurs à éviter avant d’acheter

L’investissement locatif revient progressivement dans le radar des épargnants. Le marché immobilier reprend un peu de couleurs, tandis que les conditions de crédit se sont stabilisées par rapport aux fortes tensions observées ces dernières années.

Mais acheter un appartement pour le louer reste une opération complexe. Le prix d’acquisition n’est qu’une partie de l’équation. Il faut également regarder le financement, la fiscalité, les charges, la demande locative et la capacité à revendre le bien dans de bonnes conditions.

C’est précisément sur ces points que Catanéo, société lyonnaise spécialisée dans l’investissement immobilier locatif clé en main, attire l’attention des investisseurs.

Fondée en 2017, l’entreprise accompagne ses clients depuis la recherche du bien jusqu’à sa mise en location. Elle affirme avoir accompagné 180 investissements en 2025 et gérer aujourd’hui plus de 1 300 locataires.

Pour Pierre François, cofondateur de Catanéo et lui-même investisseur immobilier, quatre erreurs reviennent régulièrement lorsqu’un particulier se lance.

Investissement locatif : ne pas regarder uniquement le rendement

C’est souvent le premier chiffre que regarde l’investisseur.

Un appartement affiche 7 ou 8 % de rendement brut ? L’offre peut sembler immédiatement plus attractive qu’un autre bien situé autour de 4 ou 5 %.

Mais un rendement élevé peut aussi cacher un risque supérieur.

Quartier moins recherché, demande locative fragile, copropriété vieillissante ou travaux importants à venir peuvent rapidement dégrader la rentabilité réelle.

Catanéo recommande donc de chercher un équilibre entre rendement et niveau de risque, en particulier pour un premier investissement.

Il faut surtout distinguer rendement brut et rendement réellement encaissé.

Taxe foncière, charges de copropriété, assurance, frais de gestion, entretien, travaux ou vacance locative viennent réduire le revenu généré par le bien.

Business Times s’est récemment intéressé à l’un de ces postes souvent sous-estimés : Taxe foncière 2026 : 5 points à vérifier avant de contester

Deuxième erreur : penser uniquement à court terme

L’immobilier est rarement un placement de quelques mois.

Les frais d’acquisition doivent être absorbés. Les éventuels travaux aussi. Et une revente rapide peut exposer l’investisseur à une évolution défavorable du marché.

Il n’existe toutefois pas de durée universelle garantissant la rentabilité d’un investissement.

Tout dépend du prix payé, du crédit, des loyers encaissés, des charges et de l’évolution de la valeur du logement.

Le nouveau dispositif fiscal Relance logement, souvent appelé dispositif Jeanbrun, renforce lui aussi cette logique de long terme.

Sous certaines conditions, il permet aux propriétaires de bénéficier d’un mécanisme d’amortissement fiscal pour les logements mis en location.

Pour en profiter, le bien doit notamment être loué non meublé comme résidence principale pendant une période minimale de neuf ans.

Pour l’investisseur, la question est donc simple : sera-t-il toujours pertinent de conserver ce bien dans cinq, dix ou quinze ans ?

Troisième erreur : sous-estimer les charges

C’est sans doute l’une des erreurs les plus fréquentes.

Sur une annonce, le calcul paraît parfois simple : prix d’achat d’un côté, loyer annuel de l’autre.

Dans la réalité, de nombreuses dépenses viennent s’intercaler.

Catanéo cite notamment la taxe foncière, les assurances, les charges de copropriété, les frais de gestion, la comptabilité ou encore les travaux d’entretien de l’appartement et de l’immeuble.

À cela peuvent s’ajouter les périodes de vacance locative.

Un logement vide pendant un mois ou deux réduit immédiatement la rentabilité annuelle.

Le calcul doit donc être réalisé avec une marge de sécurité. Un investissement qui ne fonctionne que lorsque tout se passe parfaitement est rarement un investissement très confortable.

Business Times s’est également intéressé aux nouvelles façons d’investir dans la pierre : Crowdfunding immobilier : un marché en reprise

Quatrième erreur : oublier la revente

Cela peut sembler paradoxal.

Lorsqu’on achète un appartement pour le conserver longtemps, on pense rarement immédiatement à sa revente.

Pourtant, c’est une question essentielle.

Mutation professionnelle, changement familial, baisse de revenus, nouvel investissement ou besoin de récupérer du capital : les projets de vie évoluent.

Un bon investissement locatif doit donc conserver une certaine liquidité.

L’emplacement est alors déterminant.

Un logement situé dans une zone où la demande reste forte sera généralement plus facile à louer, mais aussi à revendre.

L’état de l’immeuble, la performance énergétique, les transports ou la proximité des commerces peuvent également peser lourd au moment de la sortie.

Le dispositif Jeanbrun ne suffit pas à rendre un investissement rentable

Les dispositifs fiscaux peuvent améliorer l’économie d’un projet. Ils ne doivent pourtant jamais constituer sa seule justification.

Un avantage fiscal ne compense pas un mauvais emplacement, un prix d’achat excessif ou une demande locative insuffisante.

C’est aussi l’un des messages défendus par Catanéo : avant d’investir, il faut regarder l’ensemble du projet patrimonial.

La capacité d’endettement doit notamment être préservée.

Mobiliser toute sa capacité d’emprunt lors d’une première opération peut empêcher ensuite l’achat d’une résidence principale ou la réalisation d’un deuxième investissement.

Au fond, l’investissement locatif repose toujours sur les mêmes fondamentaux : acheter au bon prix, louer dans une zone où la demande existe, intégrer toutes les dépenses et conserver une porte de sortie.

Le rendement affiché reste utile.

Mais il constitue seulement le début du calcul.

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