L’IA en entreprise n’est plus une expérimentation réservée aux directions innovation. Selon l’Observatoire européen du digital publié par Inetum et l’Institut Bona Fide, 65 % des organisations européennes utilisent déjà l’intelligence artificielle et 76 % des cadres qui s’en servent estiment qu’elle améliore leur productivité. Mais une autre donnée interpelle : 45 % reconnaissent utiliser l’IA de manière cachée dans leur travail. Entre gains immédiats, Shadow AI, cybersécurité et souveraineté technologique, les entreprises doivent désormais apprendre à encadrer des usages qui se sont souvent développés sans elles.

IA en entreprise : 76 % des cadres gagnent en productivité, mais 45 % l’utilisent en secret

Le débat autour de l’intelligence artificielle change de nature.

Pendant deux ans, les entreprises se sont demandé s’il fallait adopter l’IA générative.

En 2026, la question semble presque dépassée.

Les usages sont déjà installés.

Ils viennent parfois de la direction. Souvent, ils viennent directement des salariés.

C’est l’un des principaux enseignements de l’Observatoire européen du digital, présenté par Inetum avec l’Institut Bona Fide.

L’étude a été réalisée auprès de 2 400 cadres et dirigeants en France, Belgique, Espagne et Portugal, avec 600 répondants dans chacun des quatre pays. Le questionnaire a été administré en ligne entre le 17 et le 26 mars 2026.

Consulter l’Observatoire européen du digital d’Inetum

L’étude révèle surtout un paradoxe.

Les cadres apprécient l’IA lorsqu’ils l’utilisent eux-mêmes.

Ils constatent des gains de productivité.

Ils lui font largement confiance.

Mais ils restent beaucoup plus prudents lorsqu’il est question de sécurité, d’emploi, de données ou de souveraineté.

Pour les dirigeants, le véritable chantier ne consiste donc plus seulement à déployer des outils.

Il faut désormais reprendre le contrôle sur des usages qui se développent très vite.

IA en entreprise : 65 % des organisations l’utilisent déjà

L’intelligence artificielle a franchi un cap.

Selon l’étude Inetum, 65 % des cadres européens indiquent que leur entreprise ou leur organisation utilise déjà l’IA.

L’usage individuel reste toutefois légèrement moins développé.

À l’échelle européenne, 60 % des cadres utilisent régulièrement une IA générative dans leur activité professionnelle.

La France apparaît en retrait.

Seulement 52 % des cadres français déclarent en faire un usage professionnel régulier.

Le Portugal atteint au contraire 68 %.

Ce retard français mérite d’être relativisé.

Il ne signifie pas que les entreprises françaises ignorent l’IA. Il montre plutôt que l’appropriation quotidienne par les utilisateurs demeure moins avancée que chez certains voisins.

Le résultat rejoint une tendance déjà observée dans de nombreuses organisations : les projets d’intelligence artificielle se multiplient, mais leur passage à l’échelle reste plus compliqué.

Déployer un abonnement à un outil est simple.

Modifier durablement les processus de travail l’est beaucoup moins.

76 % constatent un gain de productivité

C’est probablement le résultat le plus important pour les dirigeants.

Parmi les cadres européens qui utilisent l’IA, 76 % considèrent qu’elle augmente leur productivité au travail.

En France, ce chiffre atteint 73 %.

L’étude montre donc que la question du retour sur investissement commence à disposer de réponses concrètes du côté des utilisateurs.

L’IA n’est plus uniquement utilisée pour tester ChatGPT ou générer quelques textes.

Elle entre dans des tâches quotidiennes.

Recherche d’informations.

Synthèse.

Rédaction.

Analyse.

Préparation de documents.

Automatisation.

Aide à la décision.

Pour François Fleutiaux, CEO de la zone Euromed d’Inetum, cette évolution signifie que l’intelligence artificielle n’est plus seulement un sujet d’anticipation.

Elle devient un outil opérationnel de performance.

Le groupe veut précisément positionner son nouveau portefeuille d’offres autour de cette transformation.

Mais la productivité ne constitue pas le seul bénéfice mesuré.

L’IA améliore aussi les conditions de travail

Un autre résultat mérite l’attention.

64 % des utilisateurs européens estiment que l’IA améliore leurs conditions de travail.

Seulement 11 % considèrent qu’elle les dégrade.

En France, 61 % constatent une amélioration.

Cette perception change en partie le débat autour de l’IA.

La technologie est souvent présentée sous l’angle de la suppression d’emplois.

Dans la pratique quotidienne, une majorité des utilisateurs semble surtout y voir un outil permettant d’effectuer plus facilement certaines tâches.

Cela ne signifie pas que toutes les transformations seront positives.

Mais, à court terme, l’IA est d’abord vécue par ses utilisateurs comme une assistance.

Ce résultat rejoint les analyses déjà publiées par Business Times sur la différence entre les promesses macroéconomiques de l’intelligence artificielle et son utilisation concrète dans les organisations.

À lire sur Business Times : Intelligence artificielle, entre promesse économique et réalité du terrain

IA en entreprise : le vrai problème s’appelle Shadow AI

C’est ici que l’Observatoire devient particulièrement intéressant pour les dirigeants.

45 % des cadres européens reconnaissent utiliser l’IA professionnellement de manière cachée, c’est-à-dire sans le dire à leurs collègues ou à leurs supérieurs.

En France, ils sont encore 39 %.

La donnée est considérable.

Près d’un cadre sur deux utilise donc parfois l’IA sans que son organisation en ait nécessairement connaissance.

Il faut toutefois être précis sur le terme.

L’étude ne dit pas que 45 % des cadres utilisent systématiquement des logiciels interdits.

La question posée porte sur l’usage caché de l’IA.

C’est différent.

D’ailleurs, seuls 19 % des cadres européens déclarent utiliser des logiciels qui ne sont pas autorisés par leur entreprise. En France, ils ne sont que 12 %.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans les outils.

Il réside dans l’absence de visibilité.

Un salarié peut utiliser un service parfaitement légal, mais y copier des données qu’il ne devrait jamais transmettre.

Pourquoi le Shadow AI inquiète autant les DSI

Imaginons un exemple très simple.

Un cadre doit résumer un contrat de 50 pages.

Il copie le document dans une IA générative publique.

Quelques secondes plus tard, il obtient une synthèse parfaite.

Il vient peut-être de gagner deux heures.

Mais le contrat contient potentiellement des données confidentielles.

Informations commerciales.

Tarifs.

Noms de clients.

Propriété intellectuelle.

Clauses juridiques.

Le gain de productivité est réel.

Le risque l’est tout autant.

C’est précisément le problème posé par le Shadow AI.

Les salariés n’utilisent pas ces outils pour nuire à leur entreprise.

Ils les utilisent parce qu’ils fonctionnent.

Lorsqu’une technologie permet d’effectuer en dix minutes une tâche qui prenait auparavant une heure, interdire simplement son utilisation devient difficile.

La gouvernance doit donc rattraper les usages.

Business Times avait déjà consacré une analyse à ce phénomène, avec une autre étude européenne montrant que les pratiques informelles se développent notamment lorsque les règles internes ne sont pas suffisamment claires.

À lire sur Business Times : Le Shadow AI, entre usages informels et absence de cadre

Inetum veut transformer l’usage spontané en usage gouverné

Cette problématique correspond directement au nouveau positionnement présenté par Inetum.

Le groupe met désormais en avant la signature « Let’s Make Tech Right ».

Derrière la formule, Inetum cherche à articuler innovation, performance, sécurité et responsabilité.

Son nouveau portefeuille repose sur trois lignes principales.

Technologies couvre notamment les infrastructures, le cloud, la cybersécurité, la data, l’IA, les applications et le digital workplace.

Solutions rassemble les plateformes et applications métiers déployées notamment autour de Microsoft, SAP, Salesforce et ServiceNow.

Enfin, Consulting accompagne les entreprises dans leurs transformations, leur stratégie IA, leurs ERP, leurs organisations et la conduite du changement.

Le repositionnement traduit une évolution plus générale du métier des ESN.

Les entreprises ne demandent plus simplement un système informatique.

Elles veulent savoir comment l’utiliser pour améliorer concrètement leur activité.

L’exemple bancaire montre pourquoi la gouvernance devient centrale

Inetum cite notamment l’exemple d’un grand groupe bancaire confronté au développement rapide de l’intelligence artificielle.

L’entreprise devait gérer des contraintes réglementaires particulièrement fortes.

Le dispositif mis en place porte donc autant sur l’IA que sur la cybersécurité.

Prévention des fuites de données.

Gestion des identités non humaines.

Approche Zero Trust.

Rotation des secrets.

Traçabilité.

Supervision du Shadow AI.

L’objectif consiste à permettre l’utilisation de l’intelligence artificielle tout en conservant la maîtrise des données et des accès.

Cette logique devient particulièrement importante avec l’essor de l’IA agentique.

Les outils ne se contentent plus de produire une réponse.

Certains agents peuvent désormais interagir avec les logiciels de l’entreprise, lancer des tâches ou orchestrer des processus.

Les droits attribués aux machines deviennent alors presque aussi importants que ceux accordés aux salariés.

Inetum indique avoir conçu et déployé plus de 50 solutions de GenAI et d’IA agentique en un an.

80 % des utilisateurs font confiance aux réponses de l’IA

Autre résultat frappant : les utilisateurs deviennent rapidement confiants.

80 % des cadres européens utilisant l’IA dans leur travail déclarent faire confiance aux réponses qu’elle leur fournit.

En France, cette confiance atteint 76 %.

Ce résultat peut être lu de deux façons.

La première est positive.

Une technologie difficilement acceptée par ses utilisateurs ne peut pas produire de transformation durable.

La confiance facilite donc l’adoption.

Mais elle comporte aussi un danger.

Les IA génératives peuvent produire des informations fausses, imprécises ou biaisées.

Plus les collaborateurs leur font confiance, plus la vérification humaine devient importante.

Le problème pourrait s’accentuer lorsque les outils seront intégrés directement aux ERP, CRM, logiciels financiers ou processus RH.

L’entreprise devra définir les décisions que l’IA peut simplement suggérer et celles qu’elle peut réellement exécuter.

IA en entreprise : la cybersécurité reste une inquiétude majeure

Le niveau d’adoption ne fait donc pas disparaître les craintes.

Près de 57 % des cadres européens se disent préoccupés par le risque de cyberattaque visant leur entreprise ou leur organisation.

En France, cette proportion monte à 59 %.

L’intelligence artificielle ajoute plusieurs niveaux de risque.

Les salariés peuvent transmettre involontairement des informations sensibles.

Les cybercriminels utilisent eux-mêmes l’IA.

Les entreprises doivent sécuriser davantage d’applications.

Enfin, les futurs agents autonomes multiplieront les identités techniques ayant accès aux systèmes.

La cybersécurité ne peut donc plus être ajoutée à la fin d’un projet.

Elle doit être intégrée dès sa conception.

Business Times a déjà consacré plusieurs analyses à cette évolution.

À lire sur Business Times : IA en entreprise et RGPD, les règles à respecter avant de déployer un outil

À lire également : Les profils cyber, un enjeu majeur pour les entreprises

Boiron : le cloud souverain doit aussi produire des économies

Le deuxième exemple présenté par Inetum est particulièrement intéressant pour les dirigeants.

Les Laboratoires Boiron ont confié au groupe la migration de leurs infrastructures vers un cloud de confiance hébergé chez OVHcloud.

Le projet a été réalisé en six mois, sans interruption de service, tout en respectant les contraintes GxP du secteur.

Selon Inetum, la transformation a permis de réduire les coûts de 20 % tout en améliorant les performances.

L’exemple montre que souveraineté et performance économique ne sont pas nécessairement contradictoires.

Le débat sur le cloud européen a longtemps été présenté comme un arbitrage.

D’un côté, les grandes plateformes américaines.

De l’autre, des solutions européennes choisies essentiellement pour des raisons réglementaires.

Les entreprises attendent désormais les deux.

Elles veulent maîtriser leurs données.

Mais elles veulent également obtenir de meilleures performances et réduire leurs coûts.

C’est probablement l’un des principaux enjeux du développement du cloud de confiance en Europe.

Les entreprises françaises sont moins avancées dans l’usage quotidien

L’étude fait également apparaître un léger décrochage français.

Dans leur vie personnelle, 65 % des cadres européens utilisent régulièrement l’IA, contre 59 % en France.

Au travail, l’écart est encore plus visible : 60 % au niveau européen contre 52 % en France.

Pour autant, les Français ne semblent pas hostiles à la technologie.

À l’échelle européenne, 90 % des cadres considèrent que les technologies numériques peuvent contribuer à créer un monde meilleur.

La France se situe à 84 %.

Le retard français semble donc moins relever d’un rejet de principe que d’une appropriation plus progressive.

Pour les entreprises, cela pose directement la question de la formation.

Un salarié qui maîtrise mieux les outils peut gagner en productivité.

Un salarié qui ne les comprend pas risque soit de ne pas les utiliser, soit de les employer sans maîtriser leurs limites.

La peur de perdre son propre emploi reste minoritaire

Un autre paradoxe apparaît autour de l’emploi.

La majorité des cadres ne pense pas être directement remplacée par l’intelligence artificielle.

En revanche, ils sont beaucoup plus pessimistes lorsqu’ils regardent leur secteur dans son ensemble.

57 % des cadres européens pensent que l’IA entraînera une destruction nette d’emplois dans leur secteur d’activité dans les prochaines années.

La logique peut sembler contradictoire.

Elle traduit probablement un mécanisme assez humain.

Chacun considère que sa propre fonction possède une complexité particulière.

En revanche, il imagine plus facilement que les tâches effectuées ailleurs pourront être automatisées.

Pour les entreprises, cette perception doit être prise en compte.

Déployer l’IA sans expliquer son impact sur les métiers peut rapidement créer de l’inquiétude.

La transformation technologique devient donc également un projet RH.

Formation.

Évolution des métiers.

Nouvelles responsabilités.

Accompagnement managérial.

Business Times a récemment consacré un article à ce sujet.

À lire sur Business Times : l’impact social de l’IA en France devient un enjeu majeur

L’Europe souffre surtout d’un problème de confiance technologique

L’Observatoire dépasse le seul fonctionnement des entreprises.

Il interroge également les cadres sur la position de l’Europe dans la compétition technologique mondiale.

Et les résultats sont sévères.

Seulement 49 % des cadres européens se disent confiants dans la capacité de l’Union européenne à devenir un leader de la technologie et de l’intelligence artificielle.

En France, ce chiffre tombe à 41 %.

Lorsqu’on leur demande quels pays sont actuellement les plus avancés en innovation technologique, les cadres placent la Chine à 70 %, les États-Unis à 65 % et le Japon à 45 %.

L’Europe n’apparaît donc pas comme un bloc technologique dominant dans leur perception.

Pour la France, cette question est particulièrement sensible.

Les répondants français placent d’ailleurs les États-Unis à 77 % et la Chine à 67 %, tandis que la France elle-même n’est citée que par 22 % d’entre eux dans ce classement à réponses multiples.

Souveraineté numérique : le doute français est profond

Cette défiance arrive au moment où la France et l’Europe cherchent précisément à reconquérir une forme de souveraineté numérique.

Cloud.

Semi-conducteurs.

Cybersécurité.

Intelligence artificielle.

Data centers.

Modèles d’IA.

De nombreux programmes publics visent désormais à renforcer les capacités européennes.

Business Times avait déjà analysé les efforts français pour transformer l’intelligence artificielle en levier de souveraineté économique et industrielle.

À lire sur Business Times : le pari français de l’intelligence artificielle

Mais l’étude Inetum montre que la perception des décideurs ne suit pas encore complètement les ambitions politiques.

Pour les entreprises européennes du numérique, c’est autant une difficulté qu’une opportunité.

Elles disposent d’un marché qui cherche des alternatives.

Encore faut-il démontrer qu’une solution européenne peut être aussi performante, simple et compétitive que celles des géants américains ou asiatiques.

Les services publics ont également franchi un cap

La transformation numérique ne concerne pas uniquement les entreprises.

60 % des cadres européens se disent satisfaits de la transformation digitale des services publics de leur pays.

La France se situe légèrement en dessous, à 57 %.

Le décalage devient plus important lorsqu’on interroge les cadres sur l’amélioration réelle de la qualité du service.

À l’échelle européenne, 54 % considèrent que la digitalisation a amélioré le service rendu.

En France, ils ne sont que 46 %.

Le Portugal atteint 68 %.

Cela montre qu’un service numérique n’est pas automatiquement considéré comme meilleur simplement parce qu’il est digitalisé.

L’expérience utilisateur compte.

La simplicité compte.

Et surtout, l’humain reste demandé.

Près de sept cadres européens sur dix considèrent qu’il faut continuer à disposer de conseillers humains dans les services publics, même lorsque les chatbots et l’IA progressent.

Inetum veut aussi se renforcer dans le secteur public

Cette dimension correspond à une activité importante pour le groupe.

Inetum accompagne depuis longtemps les administrations et les collectivités.

En France, le secteur public constitue même son premier domaine d’activité.

Le groupe a notamment été retenu avec Devoteam et Orange Business dans un dispositif de l’UGAP permettant aux acteurs publics d’accéder à différentes prestations de transformation numérique.

Le défi est cependant différent de celui rencontré dans une entreprise privée.

Une administration doit concilier efficacité, accessibilité, sécurité, souveraineté et continuité du service.

L’IA peut automatiser certaines demandes.

Elle ne peut pas nécessairement remplacer tous les échanges humains.

L’étude confirme d’ailleurs cette attente.

Le numérique est accepté.

Le « tout numérique » l’est beaucoup moins.

IA en entreprise : le sujet n’est plus d’adopter, mais de gouverner

C’est finalement le principal enseignement de l’Observatoire Inetum.

L’adoption est déjà largement engagée.

Les utilisateurs constatent des gains.

Ils font confiance aux outils.

La majorité considère même l’intelligence artificielle davantage comme une opportunité que comme une menace : 65 % des cadres européens la voient d’abord comme une chance pour la société.

Mais les entreprises ont désormais plusieurs trains de retard à rattraper.

Elles doivent identifier les usages existants.

Définir les données qui peuvent ou non être transmises.

Choisir les outils autorisés.

Former les collaborateurs.

Mettre en place des systèmes de contrôle.

Définir les décisions qui nécessitent toujours une validation humaine.

Enfin, elles doivent préparer l’arrivée des agents IA capables non plus seulement de conseiller, mais d’agir.

C’est probablement là que se situe le véritable changement de 2026.

Pendant longtemps, l’entreprise décidait d’abord d’acheter une technologie. Les salariés apprenaient ensuite à l’utiliser.

Avec l’intelligence artificielle, le mouvement s’est souvent produit dans l’autre sens.

Les cadres et les salariés ont commencé à utiliser les outils.

La direction doit maintenant organiser ce qui existe déjà.